Géo-ingénierie : les apprentis sorciers du climat

C’est le sujet dont il ne faut pas parler, limite c’est un sujet qui n’existe pas! La géo-ingénierie, lorsque certains en parlent, ce sont généralement les mots « conspirationnisme », « HAARP » et « Chemtrails » qui ressortent, et pourtant, les technologies sont utilisées pour influer sur le climat, voire le contrôler, et cela ne se limite pas aux Etats-Unis, d’autres grandes nations se sont lancé dans cette « aventure » et ont testé différents moyens…

Chemtrails

Quand on entend parler de géo-ingénierie, c’est généralement autour de théories du complot qui postulent que des « méchants » répandraient anonymement du poison dans l’atmosphère à l’échelle mondiale… Il s’avère que si la géo-ingénierie est une discipline réelle et connue depuis la 2eme guerre mondiale, la réalité est plus pragmatique quant à son utilisation. Un reportage Arte fait le point sur ces pratiques qui risquent pourtant de s’imposer parmi les « solutions » contre le changement climatique.

La géo-ingénierie est la manipulation technologique et délibérée du climat terrestre, notamment pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique. Testée depuis plus de 70 ans pour générer des pluies locales (agriculture) ou éclaircir le ciel lors d’opérations militaires, cette technologie revient en force, soutenue par d’étranges lobbies privés. Leur objectif, pulvériser des particules de soufre dans la haute atmosphère terrestre, s’inspirant de ce que font les volcans, afin de réfléchir les rayons du soleil et limiter le réchauffement climatique.

Depuis toujours, les décideurs se refusent officiellement à céder à cette option de facilité qui ferait le bonheur des multinationales de l’énergie. Il est même implicitement mal vu d’évoquer cette solution lors des grandes conférences pour le climat. Cependant, vont-ils résister bien longtemps face aux pressions des acteurs économiques surpuissants ? Quels sont les risques si la géo-ingénierie est adoptée à l’échelle globale ?

Dans le reportage « Les apprentis sorciers du climat » diffusé ce 24 novembre, Arte fait le point sur l’état de ces technologies capables de modifier le climat à l’échelle locale et désormais planétaire. Loin des clichés conspirationnistes, on y aborde les véritables enjeux de civilisation et cette scission très marquée entre ceux qui veulent perpétuer leur « business as usual » (industries, conservateurs, capitaux,..) et ceux qui aspirent à une nouvelle ère de raison (modes de vie, durabilité,..). Alors que la COP21 débute, la géo-ingénierie sera-t-elle sur la table des débats ? Que doit-on craindre ?

La facilité pour perpétuer un système

Dans son enquête, Arte met le doigt sur un élément particulièrement intéressant. Aux États-Unis, ce sont les mouvements conservateurs, ceux qui nient la réalité du réchauffement climatique et se rangent aux côtés des multinationales du pétrole, qui soutiennent également le plus la géo-ingénierie. Comment peuvent-ils soutenir une solution à un problème qui n’existe pas, selon eux ? C’est un élément troublant qu’il convient de comprendre.

En pratique, deux grandes solutions face au changement climatique s’affrontent. Le plan A réside dans la décision collective, politique et citoyenne de changer de mode de production et de consommation (transition durable). C’est ce que tentent de faire sans succès les décideurs des grandes conférences internationales pour le climat. Le second plan, refusé jusqu’ici par les décideurs, mais encouragé par de puissants lobbies économiques, est la géo-ingénierie. Et pour cause, cette solution de facilité marquerait le triomphe des solutions industrielles, laissant par la même occasion la possibilité à l’ère pétrolière de perdurer de nombreux siècles. Par ailleurs, la géo-ingénierie, présentée comme miraculeuse, détruirait toute volonté de changer les modes de vie et de développer des alternatives durables, perpétuant la société de consommation comme nous la connaissons.

Mais la solution est-elle si « miraculeuse » ? Selon plusieurs experts, de nombreux risques existent : la météo locale serait notamment perturbée partout à travers le monde. On enregistrait des augmentations de pluies par certains endroits face à des désertifications ailleurs. Dans l’éventualité à chaque pays déciderait seul d’utiliser cette technologie pour protéger sa population du réchauffement, les conséquences climatiques sur les autres pays seraient désastreuses. La technique utilisée de manière incontrôlée peut, en effet, déstabiliser l’agriculture, donc l’accès à l’alimentation, et forcément engendrer des conflits.

Article en intégralité+vidéo sur Mr Mondialisation

Et pour aller un peu plus loin encore: CLIMAT CHEMTRAILS GÉO INGÉNIERIE -Claire Séverac sur Fréquence Evasion

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