Les Grecs retirent leur argent des banques

Inquiétez-vous, l’imminence d’un très gros problème avec la Grèce ne fait plus aucun doute, les négociations entre les créanciers-vautours malhonnêtes et le gouvernement grec ne peuvent aboutir, et es grecs vident en masse leurs comptes en banques, pour ceux qui y ont encore des économies vu le nombre de pauvres… Vu que tout est lié, ce qu’il se passe là-bas aura un impact sur le reste de l’Europe, et je parle au niveau économique, pas de l’éclatement de la zone euro qui elle aussi arrive à grands pas!

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Alors que le gouvernement tarde à trouver un terrain d’entente avec ses créanciers, les Grecs sont de plus en plus nombreux à vider leurs comptes en banque.

400 millions, c’est le montant des retraits qui ont eu lieu dans les banques du pays lundi 15 juin après l’échec des dernières négociations entre le gouvernement et la zone euro. Les deux camps doivent s’entendre sur un plan d’aide de 7,2 milliards à verser avant la fin du mois de juin, sans quoi le pays entrerait en défaut de paiement.

Selon les témoignages recueillis par le Guardian, le climat économique délétère encourage les contribuables à vider leur compte, quitte à garder leur argent chez eux. C’est le cas de Sofia, responsable d’une boutique dans un des beaux quartiers d’Athènes, qui a retiré 15.000 euros pour le placer dans un coffre-fort dans son garage.

Sous la main

D’après une chercheuse en archéologie à l’académie d’Athènes, ils seraient nombreux à ramener de l’argent à la maison et même sur leur lieu de travail, tout comme ce patron d’une petite entreprise.

«Les gens sont très inquiets. Je pense que ceux qui le pouvaient ont déjà transféré une partie de leur argent à l’étranger. Et beaucoup d’autres ont retiré quelques milliers, juste pour les avoir sous la main en cas de crise soudaine. C’est mon cas.»  

Depuis octobre, les sommes d’argent déposés aux banques auraient baissé progressivement pour atteindre leur plus bas niveau depuis 2004. Sur les dernières semaines, la totalité de l’argent extrait avoisinerait les 250 millions par jour.

Article complet sur Slate.fr via Conscience du peuple

De nouvelles aides pour la Grèce, ouiiiii, mais non! Ce sont les banques qui sont aidées, pas la population qui elle peut continuer à subir les effets de l’austérité!

La Banque centrale européenne (BCE) a relevé vendredi, pour la deuxième fois cette semaine, le plafond de l’aide d’urgence (ELA) qu’elle accorde aux banques grecques, a indiqué à l’AFP une source bancaire grecque, mais pour un montant qui n’a pas été révélé.

L’agence semi-officielle grecque ANA croyait cependant savoir que le relèvement avait été de 3,3 milliards d’euros, de loin le plus fort montant depuis que la BCE a décidé en février de financer par ce seul moyen les banques grecques.Ce montant serait en tout cas en rapport avec les chiffres inquiétants circulant ces derniers jours sur les retraits d’épargne, qui auraient atteint plus de trois milliards d’euros cette semaine, de la part de ménages et d’entreprises inquiets d’une possible instauration d’un contrôle des capitaux en cas d’échec du sommet européen de lundi.Mais, selon la même source bancaire, « il n’a pas été constaté de problème avec le financement des banques grecques », et « les gouverneurs espèrent un résultat positif » du sommet de lundi à Bruxelles.

Article complet sur 7sur7.be
Quand à la Grèce elle-même, si elle fait défaut, ce qui est plus que probable puisqu’ils ont décidé (ET AVEC RAISON) de ne plus payer cette dette illégale, cela va couter cher, très cher aux autres pays, et bien évidement, c’est nous qui allons devoir payer, avec notre argent!
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !Cela fait plusieurs années que je dénonce inlassablement le fait que l’on fait n’importe quoi – enfin pas nous, les « brillants » qui nous dirigent.Souvenez-vous, aux pires moments d’incertitude sur la Grèce et l’avenir de l’euro, c’était en 2011 et les sommets de « l’ultime dernière chance » pour sauver la Grèce se succédaient à un rythme effréné.

Après des milliers d’heures de discussion, après des milliers d’heures d’avion, de jet privé et conciliabule, après le G7, les G8 et les G20, il a été trouvé un accord autour d’un mécanisme d’abord baptisé MES puis FESF…

MES et FESF, deux fadaises intellectuelles visibles dès le départ

Le MES c’est le mécanisme de stabilité européen, et le FESF, son petit frère qui a pris le relais et qui est censé être en fonctionnement actuellement, signifie « fonds européen de stabilité financière ». Comme dit ma femme, c’est toujours l’inverse. Si on nous parle de baisse d’impôts, c’est qu’ils vont monter, et si on nous parle de « stabilité » c’est évidemment parce que tout est instable… Bref, le FESF… le fonctionnement de ce machin est très simple.

Le principe est que des pays comme la France, l’Allemagne, mais aussi l’Italie, l’Espagne ou le Portugal, qui sont tous des pays surendettés (y compris l’Allemagne qui a 85 % de dettes sur PIB tout de même, soit largement plus, disons-le, que les 60 % indiqués comme critère dans le traité de Maastricht) versent de l’argent qu’ils n’ont absolument pas dans un fonds destiné à sauver des pays qui sont économiquement totalement condamnés comme la Grèce…

En ce qui me concerne, c’est toujours de cette façon-là que j’ai expliqué le FESF. C’est donc de mauvaises solutions et une mauvaise approche intellectuelle car ce mécanisme non seulement ne règle rien mais de surcroît va mettre en danger l’ensemble des autres pays européens puisque évidemment nous créons à ce niveau une possibilité de contagion en mettant en place une dépendance.

Vous pouvez considérer le FESF comme une cordée d’alpiniste. Le premier est le plus fragile (la Grèce). Le dernier, le plus solide, l’Allemagne. Lorsque la Grèce va chuter, elle risque d’entraîner avec elle les poids plume de la cordée… C’est une évidence. Il s’agit de l’Italie et de l’Espagne. La France et l’Allemagne, techniquement, supporteront le choc, enfin nous, les con-tribuables puisque cela va nous coûter la modique somme de 68 milliards d’euros, ce qui donne bien sûr des sueurs froides à nos fonctionnaires de Bercy.

Si la Grèce tombe, combien ça coûte ?

Voici ce que nous apprend cet article du Figaro qui a fait les comptes pour nous :

« Ainsi, au delà des 223 milliards d’euros, détenus par le FESF et les États de la zone euro, «il faudra également éponger les 118 milliards d’euros que la BCE apporte actuellement aux banques grecques pour leur permettre de fonctionner», explique un bon connaisseur de l’institution. Ces fonds viennent en grande partie (à hauteur de 85 milliards d’euros) du programme ELA (emergency liquidity assistance), par lequel la banque centrale grecque octroie des prêts d’urgence aux banques du pays.

Une facture potentielle de 68 milliards pour la France

«Pour la France, la facture s’élèverait ainsi à un peu plus de 68 milliards d’euros», explique Philippe Waechter, économiste en chef chez Natixis Asset Management. L’Allemagne récupérerait quant à elle un fardeau supérieur à 85 milliards d’euros. L’Italie serait à peine mieux logée que la France, l’Espagne récupérerait 10 % des sommes en jeu et ainsi de suite pour tous les autres pays de l’Union monétaire.
D’autres ajoutent aussi la contribution du FMI, soit 33 milliards d’euros. Autant dire que, dans une Europe encore convalescente, la pilule serait impossible à faire passer. En France, par exemple, l’ardoise grecque représenterait entre 3 000 et 4 000 euros par foyer fiscal.
Dans les salles de marchés, on se livre à un calcul tout simple pour estimer la contribution de chaque pays et on aboutit aux mêmes ordres de grandeur. Sur les 320 milliards d’euros de dette de la Grèce, la France récupérerait au bas mot, 20 % de ce montant, soit plus de 64 milliards d’euros. Mais pour Philippe Waechter chez Natixis Asset Management, il est pratiquement impossible d’évaluer le coût réel d’un tel naufrage, «c’est la crédibilité de l’ensemble de la zone euro qui est en jeu». »

Une crise qui n’a jamais été finie !

La tragédie grecque n’a évidemment jamais été terminée pusique nous n’avons strictement rien fait pour régler le fardeau insuportable de la dette grecque. Il ne s’agit pas de savoir si c’est moral ou pas, de savoir si les Grecs sont vilains tout plein ou pas.

Il s’agit juste de dire qu’avec 180 % de dette sur PIB et une récession économique qui dure depuis 7 ans, les Grecs SONT en faillite. Donc il faut trouver les meilleures modalités possibles de règlement de cette faillite.

Ce qui a été fait jusqu’à présent a uniquement consisté, via le FESF et les aides européennes, à transférer les créances grecques pourries détenues par les banques commerciales, et en premier lieu les banques allemandes qui s’étaient littéralement gavées de dettes grecques pour avoir des taux d’intérêt plus élevés et donc de meilleurs rendements, vers les États et les contribuables des différents pays membres de la zone euro.

Si hier la dette grecque était le problème des banques, il est aujourd’hui celui des citoyens… Mais la dette est toujours là, rien n’a été réglé. Jamais.

Pourtant, on vous a annoncé à de multiples reprises que la crise était finie, que la reprise arrivait. Rien de tout cela ne s’est produit, la crise n’est pas terminée et la Grèce est en faillite.

Reste à savoir si Tsipras acceptera de jouer le jeu et de faire durer encore un peu cette tragi-comédie grecque ou si au contraire, il forcera chacun de ses créanciers à prendre ses pertes.

Aujourd’hui, ce n’est plus la Grèce qui a un problème… c’est nous. Simplement, personne n’en a véritablement conscience.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

Source: Le contrarien

Disons-le franchement, non seulement nous allons vers un éclatement de la zone euro, le mensonge ne peut plus tenir, mais en plus, cela va être un méga-séisme sur les marchés financiers, mais quelque chose de colossal!

« Inflation galopante », « profonde récession », « effondrement »… la Banque de Grèce ne manque pas de mots pour prédire les calamités qui s’abattront sur le pays en cas de Grexit. L’institution, dirigée par un opposant de Syriza, met ainsi la pression sur le gouvernement Tsipras mais aussi sur les créanciers, les enjoignant à signer un accord qu’elle qualifie d’ »impératif historique ».
« L’incapacité à parvenir à un accord marquerait le début d’un chemin douloureux qui mènerait d’abord à un défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l’Union européenne », écrit notamment la banque centrale grecque .
Et le défaut, c’est bientôt ! (techniquement c’est déjà le cas) Mais vu le bank run épique qui a lieu, même si la BCE vient de remonter un peu le plafond de l’aide d’urgence (ELA), c’est insupportable pour les banques grecques, et ça risque d’exploser en plein vol . Z .
Une faillite de la Grèce provoquerait un séisme sur les marchés financiers
Pour les experts les plus optimistes, la purge pourrait n’être que ponctuelle. Au bout de trois ou quatre mois, les actions européennes pourraient ainsi fortement rebondir.

Dernière information, et pas des moindres, la Grèce doit plus que jamais penser à sa survie, le gouvernement grec vient d’obtenir gros un accord gazier avec la Russie. L’esclave échappe à ses maîtres…

Engagé avec ses créanciers dans un intense bras de fer au sujet de la dette grecque, le premier ministre grec Alexis Tsipras a arraché vendredi à Saint-Pétersbourg un accord pour la construction d’un gazoduc russe de deux milliards d’euros en Grèce, vu d’un mauvais oeil par Bruxelles.

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