Hollande/Valls : entre folie et négationnisme ! + Bonus Sarkozy

C’est vraiment triste de voir quelqu’un perdre la raison et tenir des propos sans queue ni tête !

La vidéo :

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sarkoChampion dans le mélange des genres, Sarkozy n’a pas hésité à faire régler par l’UMP les amendes qui lui ont été infligées à titre personnel, après l’invalidation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. N’étant pas disposé à faire usage d’un quelconque euphémisme, je dirais pour ma part, qu’en somme, Sarkozy a tapé dans la caisse. Il est intéressant d’observer comment cette caste se protège. Tous crient à l’innocence de leur chef et tous déclarent à l’unisson ne pas avoir prêté attention que la somme payée était composée en partie de pénalités. Un système de défense mafieux propre à tous ceux qui traînent de lourdes casseroles. Solidarité oblige ! Croyez-vous qu’ils éprouvent une quelconque honte à se faire épingler ainsi par la justice ? Pensez-vous ! C’est ainsi que fonctionne la maçonnerie. Si le juge le relaxe c’est qu’il est complice ! Point.

L’ex-président était entendu par les juges dans l’affaire des pénalités : il avait fait régler par l’UMP l’amende qui lui avait été infligée après l’invalidation de ses comptes de campagne en 2012.

C’est la nouvelle affaire qui va empoisonner la vie de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy a été placé sous le statut de témoin assisté, à l’issue de son audition par les juges du pôle financier du tribunal de Paris dans le cadre du dossier dit des « pénalités » de l’UMP, mercredi 1er avril.

Ce statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen lui donne accès au dossier de l’instruction pour préparer sa défense. A l’issue de l’instruction, il peut être renvoyé devant un tribunal ou obtenir un non-lieu.

Dans l’affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy avait d’abord été placé sous le statut de témoin assisté puis mis en examen en raison de faits nouveaux avant d’obtenir un non-lieu. Il est peu probable que des faits nouveaux apparaissent dans la procédure des pénalités, et donc que l’ancien président soit reconvoqué en vue de sa mise en examen. Que lui est-il reproché ? L’affaire concerne la dernière campagne présidentielle de 2012. Juste après le rejet de ses comptes de campagne à l’été 2013 par le Conseil constitutionnel pour dépassement du plafond autorisé, Nicolas Sarkozy avait fait régler à l’UMP les quelque 400.000 euros d’une amende qui lui était personnellement infligée. Les juges estiment que c’était à lui de payer, et non à son parti.

Environ 400.000 euros litigieux

Dans cette affaire, plusieurs responsables de l’UMP ont déjà été mis en examen, pour avoir organisé et autorisé cette opération de remboursement. Tous ont dédouané Nicolas Sarkozy.

Le 3 février dernier, Jean-François Copé a été mis en examen pour « abus de confiance ». En tant que président de l’UMP au moment des faits, il est, selon les juges, juridiquement responsable de cette décision. Lors de son audition dont « l’Obs » a pris connaissance, Copé a rétorqué :

Je n’ai fait preuve d’aucune complaisance envers Nicolas Sarkozy, ni envers qui que ce soit »

Il se défend : la décision de faire régler les 11 millions d’euros par le parti, soit les frais de campagne ainsi que les frais de pénalités, a été prise de façon collégiale. Une première fois rue de Miromesnil, dans les bureaux de l’ancien Président de la République. Une réunion avait été organisée en urgence le 4 juillet, jour de la décision du conseil constitutionnel. Et Copé était loin d’être la seule huile présente ce jour là. Jérôme Lavrilleux – lui aussi entendu dans le dossier et placé sous le statut de témoin assisté  – donne la liste des participants : il y avait là Eric Cesari, l’ex-directeur général du parti, Michel Gaudin, directeur de cabinet de Sarkozy à l’époque, Pierre Giacometti, le sondeur, et Franck Louvrier, son conseiller en communication. Tout le monde est d’accord pour que l’UMP prenne en charge tous les frais engendrés par le rejet des comptes de compagne. Le mot pénalités n’a-t-il jamais été évoqué ? Cesari ne se souvient pas d’en avoir entendu parler. Lors de son audition, ce proche de Sarkozy a expliqué :

Onze millions, c’est un chiffre rond facile à annoncer. »

Cette décision, qui est aujourd’hui au cœur de l’enquête, a ensuite été validée lors d’un bureau politique de l’UMP élargi quelques jours plus tard, le 8 juillet. Cette fois encore, Copé se souvient que tout le monde était « unanime » pour que l’UMP « assume de manière solidaire les conséquences financières de la décision » du Conseil constitutionnel. « Personne n’a émis parmi les personnalités politiques la moindre réserve sur ce processus », poursuit Copé.

Un complot de François Fillon ?

Pas sûr que le thème a été abordé par Nicolas Sarkozy lors de son audition. Jean-François Copé, lui n’a pas fait l’impasse. Pour le maire de Meaux, il ne fait aucun doute que toute cette affaire judiciaire n’aurait jamais existé sans François Fillon… En pleine guerre interne à l’UMP suite au scandale Bygmalion, le député de Paris a en effet rencontré les commissaires aux comptes du parti le 25 juin dernier. Soit deux jours avant que ces derniers n’alertent la justice au sujet de ces fameuses pénalités. Et le 24 juin, François Fillon déjeunait avec Jean-Pierre Jouyet pour lui demander de « taper vite » dans cette affaire pour faire barrage au retour de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé feint de s’étonner :

Il est quand même troublant qu’ils [les commissaires aux comptes, ndlr] ne m’aient pas alerté personnellement durant la période, c’est à dire près de 12 mois. »

Du temps de sa présidence du parti, il explique n’avoir jamais été prévenu que le paiement des pénalités posait un problème juridique. De son coté, François Fillon a toujours démenti avoir fomenté un quelconque complot.

Violette Lazard

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