HSBC : des comiques, des sportifs, des diamants… bref, une belle enculerie !

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Scandale « Swiss Leak » : énième scandale financier

Les révélations de scandales financiers deviennent une habitude. Cette semaine, il s’agissait en toute simplicité d’une banale fraude fiscale :

« SwissLeaks : HSBC impliquée dans une fraude fiscale massive »

Plus de 180,6 milliards d’euros ont transité en secret par des comptes de la filiale suisse de la banque HSBC entre 2006 et 2007.

Le Figaro

Le côté croustillant de l’affaire tient surtout dans les personnalités impliquées.
Outre l’hilarant tartuffe Gad Elmaleh [lien Quenel+] Le Point note la présence de richissimes sportifs, de trafiquants d’armes et de diamants (Anvers, ville d’avant-garde), des chèques cheikhs arabes « soupçonnés » de financer Al-Qaïda, ainsi que le Captain Skirk et le capitaine Haddock [source].

Tonnerre de Brest ! Scandale-Libor

Plus sérieusement, on notera que les scandales touchant des institutions financières deviennent monnaie courante (c’est le cas de le dire) avec en point d’orgue l’affaire du Libor, l’un des plus gros scandales de l’Histoire, où l’on retrouvait toute le petit monde de la mafia usuraire : Bank of America, Citigroup, JP Morgan… et HSBC !

Le Monde nous rappelle que cette honorable institution est une habituée de la grande truanderie :

Une simple sanction de 1,9 milliard de dollars infligée à la filiale américaine de HSBC.
Celle-ci vient d’être reconnue coupable de blanchiment de l’argent de la drogue des cartels mexicain et colombien, et d’organisations en lien avec le terrorisme.

Broutilles pour la Hong Kong & Shanghai Banking Corporation fondée pour « financer le commerce dans l’Extrême-Orient en 1865 » (c’est Wiki qui dit).
Traduction : financer le trafic d’opium !

Sur ce sujet, les lecteurs de Quenel+ sont invités à se documenter sur les « Guerres de l’opium » qui permirent tout à la fois d’asservir durablement la Chine et d’enrichir les pays occidentaux, notamment l’Angleterre de la Reine Victoria.

Il n’est pas impossible que les Chinois d’aujourd’hui aient gardé en mémoire ces heures sombres dont furent coupables les donneurs de leçons droits-de-l’hommistes d’aujourd’hui…

Fumerie-Opium

Aujourd’hui, HSBC se retrouve donc une nouvelle fois sur la sellette [lien]

On est en droit de se demander pourquoi cette affaire éclate maintenant : les informations fournies au Monde ne sont peut-être pas sorties de nulle part, dans un contexte « tendu » caractérisé par une épidémie de morts suspectesdans le petit monde feutré et très honnête des grands banquiers. Tous les coups sont permis, surtout les suicides [lien :liste de banquiers mourus].

La révélation d’un simple listing de « phobiques administratifs » fait donc doucement sourire… amusons la galerie !

« La Finance n’a pas de visage »… et la mafia ?

HSBC s’est implanté dans le paysage français depuis 2006 en absorbant le Crédit Commercial de France et ses filiales : Banque de Picardie et la très berrichonne Banque Hervet.

Cette dernière est emblématique du phénomène de mutation des banques « à l’ancienne » : nationalisées par la gauche en 1982 (le P.S put ainsi donner en pâture de juteuses affaires à ses énarques méritants) pour être mises en pièces et livrées ensuite à la finance internationale.
Un joli cadeau dont les dindons de la farce furent à la fois les employés et les clients (bref : que des travailleurs français).

Un cas d’école qui souligne encore un peu l’hypocrisie des déclarations de François Hollande, chargé de mission à l’Élysée à l’époque des nationalisations, sur son ennemie « la Finance sans visage »

Stuart-Gulliver-HSBC

Celui de la HSBC est un certain Stuart Gulliver.

Sa fiche Wiki-France n’existe pas, ce qui est fort injuste pour un tel homme de talent, un anglais de 55 ans diplômé d’Oxford.
Nul n’est prophète en son pays : The Sun s’est permis de qualifier ce brave homme de « badfella » (est-ce utile de traduire ?)

Ce qui est très injuste là encore, car Stuart Gulliver est un philanthrope soucieux de lutter contre les délocalisations :

HSBC : les salaires des cadres et tradersasiatiques ont augmenté de 30 à 40 %… pour éviter qu’ils ne partent à la concurrence.

La Tribune, 3 mai 2011

Un souci particulier porté aux conditions salariales (de même, la traduction est superflue) :
« Stuart Gulliver to get 70% pay rise – taking his salary to £4.2m a year »

Une générosité qui a hélas ses limites… et surtout qui ne concerne pas tout le monde :
« HSBC prévoit de supprimer jusqu’à 14 000 postes supplémentaires d’ici à 2016 »

Stuart-Gulliver

Stuart Gulliver est avant tout un homme d’affaires taquin :

Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, banque des exilés fiscaux, a ridiculisé aujourd’hui la « directive bonus » de l’Union Européenne qui entre en vigueur cette année en dévoilant publiquement des mesures de contournement […]
Les actionnaires d’HSBC distribueront ainsi des primes équivalant à deux fois le salaire fixe de certains banquiers, comme l’y autorise la réglementation européenne, vaste passoire pour la finance mondialisée.
En 2013, HSBC a ainsi octroyé 3 milliards d’euros de bonus, soit 6,2 % de plus qu’en 2012. La rémunération globale de Gulliver a également été revue à la hausse : il a empoché 9,7 millions d’euros au titre de 2013, contre 9 millions d’euros un an plus tôt.

Parti de Gauche, 26 février 2014

Autant d’éléments pourraient inciter notre directeur de publication à qualifier vertement ce grand banquier.

Ce qui serait bien évidemment exagéré… à un détail près [source] :

Stuart-Gulliver-Gay-Friendly

Défenseur des « minorités opprimées » : le Parrain de Honk-Kong est décidément un ami du Genre humain !

source

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