Bébés à 3 parents : bienvenus dans « Le meilleur des mondes »

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Bébés à 3 parents : eugénisme, satanisme et Kali Yuga !

L’annonce est tombée cette semaine :
« Les députés anglais autorisent la conception de bébés à partir de trois ADN »

Chose étonnante : il y a un an, des experts américains se montraient réservés sur la fécondation in vitro « avec trois parents » :

Jusque-là, cette technique n’a été expérimentée que sur des singes. À ce stade de la recherche, il n’y a probablement pas assez de données.

Le Parisien, 26 février 2014

Que de progrès depuis ! Une sorte de miracle justifié par l’appel aux bons sentiments et à la pleurniche : « Empêcher des maladies horribles ».

D’où la propagande enthousiaste diffusée sur Internet pour « sensibiliser » l’opinion publique :

Pour les scientifiques ayant travaillé sur la mise en place de la fécondation in vitro avec trois parents, il s’agit d’une méthode prometteuse, avec un fort potentiel médical.

Magic-maman.com

Usine-a-Bebes

Aux antipodes de la légèreté de ces analyses, la journaliste Anne-Laure Debaecker détaille les aspects techniques suivants :

La mitochondrie est la « centrale énergétique » de la cellule et joue à ce titre un rôle essentiel.
Les techniques de remplacement de la mitochondrie aboutissent à une modification de toutes les cellules de l’embryon, dans la mesure où elles transmettront le génotype mitochondrial de la mère donneuse, et donc in fine du patrimoine génétique et du patrimoine non génétique de l’embryon.
Celui-ci va posséder un ADN hybride qu’il transmettra aux générations suivantes.
Cette technique n’est en effet pas utilisée à des fins thérapeutiques mais préventives : il s’agit de créer un être humain auquel on aura neutralisé et remplacé un gène malade précis, grâce à un bricolage à partir de trois donneurs.
Le résultat de ce ménage à trois est transmissible à la descendance et constitue un premier pas vers le « bébé à la carte ».

Et de soulever les problèmes éthiques liés à ce bricolage : usage et statut du don d’ovules, droits à accorder à la donneuse dont une partie du patrimoine génétique sera transmise à l’enfant à naître, manque de recul quant aux conséquences psychologiques et physiologiques sur l’enfant, mais aussi « risque de dérive » eugénique – un bel euphémisme !

L’eugénisme est un vilain mot discrédité dans l’opinion publique depuis la Seconde Guerre mondiale. Cela reste cependant une composante fondamentale de l’idéologie mondialiste [lien].
Ainsi, sans utiliser le mot, l’idée fait son chemin sournoisement, toujours au nom des bons sentiments :
« Téléthon : une grande kermesse eugéniste ? »

Les délires prométhéens (pour ne pas dire satanistes) sur la procréation se font d’ailleurs à tous les niveaux :
« L’utérus artificiel, un pas de plus vers la séparation totale entre sexualité et procréation »

Avec le vote des parlementaires anglais, la boîte de Pandore est encore un peu plus ouverte.
Même si l’adoption de la Loi sur l’embryologie n’aboutira immédiatement pas au « traitement » en question – Le Pointrappelle que les mères concernées devront d’abord passer par l’autorisation de l’organisme britannique de bioéthique – il sera impossible de faire marche arrière devant ces mesures visant à « prévenir des maladies potentiellement mortelles ».

La presse est unanime sur le sujet : tout cela est avant tout fort banal (!)

Lord Robert Winston, l’un des pionniers de la fécondation in vitro, assure que la procédure est comparable à une simple prise de sang.

Libération

Ben voyons… L’art de nous prendre ainsi pour des cons serait presque plus agaçant encore que les délires d’apprentis-sorciers !

Sur le sujet :
« Les évolution des manipulations génétiques au service du surhomme »

Ethique-Eugenisme

Pas à pas, le « progrès » avance…

En plus des délires d’utérus artificiel, cette histoire de compotée de trois ADN n’est pas sans rappeler une fumeuse histoire de « trouple » au Brésil : « Du mariage au ménage à trois ? ».

Apologie-GPA-le-Parisien

Les médias continuent à travailler l’opinion publique en douceur pour valider les évolutions sociétales à marche forcée.

Ainsi a-t-on la surprise de voir apparaître la promotion en pleine page, cette semaine, d’un livre vantant la GPA (Grossesse Pour Autrui) – soit l’apologie de ce qui est (encore) un délit en France !

Sarah, une franco-américaine, a eu recours à la GPA. Elle publie un livre avec celle qui lui a permis d’être « mère ».

Le Parisien

L’aspect libéral-libertaire de l’enfant à la carte a été validé cette même semaine :
« La Cour européenne des droits de l’homme valide la vente d’enfant »

Consumérisme médical encore, cette semaine et toujours grâce à la justice (!) européenne : « Dons du sang : ce ne sera plus donné ».

Ainsi, c’est à tous les niveaux que l’humain se vend en pièces détachées…

Aldous Huxley (1894-1963) est un écrivain britannique dont l’ouvrage le plus célèbre est le roman d’anticipation dystopique Le Meilleur des mondes (Brave New World), paru en 1932.

Dans cette interview, Huxley évoque les menaces qui pèsent sur la liberté des citoyens américains, la surpopulation, la bureaucratie, la propagande, les drogues, la publicité, la télévision, et affirme redouter, en 1958, que le « Meilleur des mondes » soit à nos portes.

http://www.dailymotion.com/video/xsdjah_aldous-huxley-le-meilleur-des-mondes-18-mai-1958_webcam

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