Après eux l’Enfer: Un scénario catastrophe pour l’Ukraine

La situation en Ukraine est critique, au delà des considérations géopolitiques, il est à souligner le sort de la population, qui est prise entre deux feux, et paie de son sang cet embrasement soutenu par l’Occident. Que va t-il se passer? c’est ce que tente d’expliquer ce scénario, parmi d’autres possibles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas très réjouissant. Le journal Sputnik, nouveau nom de la Voie de la Russie nous explique qu’à travers le Donbass, c’est Moscou qui est visé. La situation décrite par nos médias ICI, Les Etats-Unis envisagent de livrer à nouveau des armes à Kiev.  Alors que « Sur la ligne de front, les civils sont pris au piège de façon dramatique ».

Par Rostislav Ischenko – Le 30 janvier 2015 – Source ActualComment.ru 

Je ne sais pas qui exactement (Turchinov? [président du parlement ukrainien] ou Porochenko? [chef de l’état ukrainien]) a commandé à l’armée ukrainienne d’interrompre la trêve. Mais je suis sûr que cette décision a été prise à Washington.

Ce n’est pas un hasard si cette provocation suicidaire a été précédée par la visite de George Soros à Kiev. Ce vieillard philanthrope qui, en collaboration avec le Département d’État américain, a parrainé les régimes fascistes post-soviétiques, Saakachvili en Géorgie et Poroshenko en Ukraine, était le plus qualifié pour évaluer la situation financière du régime de Kiev et pour décider si cela avait encore un sens de continuer à prolonger l’agonie par des injections de capitaux. Sa déclaration publique du 14 janvier, reprise par les médias, ne fait aucun doute: le patient est mort, son cadavre est rigide et la réanimation est sans espoir.

Kiev a sûrement compris que s’il racle les fonds de tiroir, et si l’Europe fait un effort, alors il est possible de collecter de l’argent pour faire durer l’agonie. Mais Soros a été clair sur la nécessité de trouver de $50 milliards pour 2015. Il faut noter qu’en 2014 – du temps où les bateleurs rêvaient encore d’une stabilisation du régime de Kiev – les États-Unis, l’UE et le FMI espéraient grappiller $20 milliards, à verser en trois ans. Finalement, en 2014, Kiev a obtenu  entre $7,5 et  $8 milliards de crédits. Dans ces conditions, il est évidemment illusoire d’imaginer trouver $50 milliards sur une seule année. Soros lui-même a dit qu’il n’espérait plus qu’un miracle.

Juste après que Soros avait, sans ambiguïté, demandé à l’UE de financer l’Ukraine à hauteur de $50 milliards, le ton de la couverture médiatique européenne  de la crise ukrainienne a radicalement changé, et il est devenu clair qu’il n’y aurait pas de miracle. Les médias de masse européens (y compris la télévision allemande) et des ONG (comme Human Rights Watch) ont eu soudainement une révélation, et ont constaté que le régime de Kiev était en guerre contre des civils, en violation des lois et des coutumes de la guerre. Laissons encore un peu plus de temps à l’Europe, pour qu’elle réalise que Kiev est occupée par une junte fasciste qui piétine sa propre constitution, et introduise de nouvelles sanctions contre la Russie pour l’aide économique que le Kremlin apporte en approvisionnant un régime nazi en charbon et en gaz .

L’Europe ne donnera pas d’argent. Les États-Unis ne vont pas aider non plus (s’ils voulaient le faire, le FMI ne tergiverserait pas pendant six mois, mais allouerait plutôt immédiatement des fonds, tranche par tranche). Dans ces conditions, le soutien au mythe de la stabilité en Ukraine, tel que Washington le pratique depuis la fin de l’été dernier, n’a absolument aucun sens. En août-septembre de l’année 2014, les politiciens ukrainiens étaient divisés: une majorité – ceux qui étaient prêts à renverser Porochenko, s’attendant à recevoir quelque dividende lors du prochain coup d’état – et une minorité prenant une position neutre. Porochenko n’avait lui-même ni soutien de son propre groupe, ni pouvoir. S’il est toujours président, ce n’est que grâce aux USA, qui ont interdit le coup d’État à l’époque.

Washington savait parfaitement que Porochenko était en train d’essayer de négocier avec Moscou un règlement pacifique (parce que seule la paix peut donner à Porochenko une chance de protéger non seulement sa présidence, mais sa vie même). Les États-unis avaient besoin d’une guerre et, apparemment, ils ne  voulaient plus garder le fuyant et confus Petro Alexeyevich [Porochenko] à la barre. Mais les Américains ont été induits en erreur par la diplomatie russe. La paix a été (et reste) bénéfique pour la Russie, car elle oblige les États-Unis et ses alliés européens à porter eux-mêmes l’échec de leur projet en Ukraine et, par conséquent, à y consacrer leurs maigres ressources. Le coup d’État ukrainien, destiné à faire de Kiev non seulement une éternelle source d’inimitié entre la Russie et l’UE, mais aussi un trou noir dévorant les ressources de Moscou, n’a pas fonctionné. Un an après le coup d’État, l’Ukraine continue à engloutir les ressources américaines.

Mais vu que l’Ukraine est juste l’un des nombreux sites de confrontation globale entre Moscou et Washington, continuer de concentrer ses efforts sur ce point ne s’avère plus rentable pour les États-Unis. Ils ne peuvent pas abandonner, parce que cela reviendrait à laisser la place à la Russie, ce qui serait une défaite géopolitique de Washington. Par conséquent, le site doit être détruit. Laissez le gagnant occuper les ruines; si Washington n’arrive pas à l’occuper lui même, il laissera la Russie s’impliquer dans la pourriture et la décomposition du cadavre de l’Ukraine.

Donc, pour la Russie, il est préférable de faire traîner les choses pour que l’Ukraine soit ruinée par les États-Unis le plus tard possible. La diplomatie russe a fait semblant pendant près d’un an de jouer le jeu, donnant l’image de la faiblesse, de la confusion, semblant prête à céder. Dans l’attente de la chute de la Russie, qu’il pensent inévitable et qui permettrait de résoudre tous leurs problèmes, les États-unis ont décidé de ne pas achever l’Ukraine trop tôt. Pourquoi? Parce qu’après la victoire sur la Russie, le problème de l’appui au régime de Kiev au détriment de Moscou se serait résolu de lui-même.

Mais toute bonne chose a une fin, tôt ou tard. Au début de décembre, il est devenu clair que Washington peut pousser la Russie autant qu’il le désire, mais il ne peut pas faire tomber la Russie sans tomber lui-même avant. En tenant compte de la nécessité de réduire la fracture géopolitique, afin de concentrer les ressources sur d’autres domaines prioritaires et quitter cet endroit perdu qu’est devenu l’Ukraine, la question refait surface: que faire avec ce pays? Dès qu’il est devenu évident que Soros ne trouverait pas les finances nécessaires pour Kiev, le sort du pays, de ses hommes politiques, du peuple et même de la classe créative [classe moyenne supérieure] habituée à être à l’abri de problèmes, a été scellé. Et la guerre relancée avec une férocité renouvelée.

Les USA savaient parfaitement bien à quel point l’armée ukrainienne était incapable et comment les forces armées de DPR/LPR [Donetsk People’s Republic et Lugansk People’s Republic] s’étaient renforcées pendant la période de cessez-le-feu. Il n’était pas nécessaire de s’asseoir au comité des chefs d’état-major pour pouvoir estimer, à partir de sources sûres, qu’avec une telle intensité de combats commencés le 18 janvier sur toute la ligne de front, et qui se poursuivent, les soldats ukrainiens allaient manquer de moyens pour la conduite d’opérations actives dans les trois à quatre semaines. Et qu’après une à trois semaines de plus, elles seraient réduites en miettes. Par ailleurs, l’artillerie ukrainienne sera la première à disparaître du champ de bataille. À en juger par l’intensité et la dynamique du feu de l’artillerie des parties, l’armée ukrainienne était inférieure à celle des résistants, même sur le plan des stocks de munitions. Alors que les séparatistes étaient assurés d’un réapprovisionnement régulier, l’armée ukrainienne ne disposait pas de munitions au même rythme. Après que l’artillerie ukrainienne avait perdu l’occasion de remporter la lutte rapidement, l’usure des réserves de munitions n’était plus qu’une question de temps. Et après l’épuisement des réserves, l’effondrement de la ligne de front était inévitable. Rattraper les pertes par le biais de la mobilisation a été impossible, même si on avait pu mobiliser tout le monde. Dans le meilleur des cas, les recrues seraient arrivées aux différents points du front lorsque celui-ci se serait déjà effondré.

Les Américains savaient tout, mais continuaient de pousser l’armée ukrainienne dans une attaque absurde, qui ne pouvait même pas commencer sérieusement. C’est que l’armée était vouée à la destruction et le front destiné à s’effondrer. Pourquoi les États-Unis ont-ils besoin de cela? Parce que, comme nous l’avons mentionné ci-dessus, les États-Unis n’ont pas besoin de l’inatteignable victoire en Ukraine, ils ont besoin de la destruction de l’Ukraine, mais par la main de quelqu’un d’autre et avec le plus grand bénéfice possible pour eux-mêmes.

Trois à quatre semaines de combats intenses ne saignent pas seulement l’armée ukrainienne, les armées de DPR/LPR subissent aussi des pertes importantes. Dès les premiers jours, la milice a reconnu avoir perdu des hommes par dizaines, sinon par centaines, tués ou blessés, tout en notant que les pertes de l’armée ukrainienne sont beaucoup plus élevées. N’oublions pas que les forces armées de DPR/LPR ne dépassent pas, actuellement, 30 000 à 40 000 soldats, dans les estimations les plus optimistes. Tenant compte du fait que 10 000 à 15 000 sont affectés à la logistique et aux unités de sécurité, il ne peut y avoir plus de 20 000 à 25 000 troupes de combat. Cela signifie que la perte de 3000 à 5000 mille hommes — ce qui est vraisemblable en trois à quatre semaines de combats intenses — réduit considérablement les capacités des forces de milice.

Ainsi, d’ici trois à cinq semaines, l’armée ukrainienne risque de se désagréger et de commencer une retraite désorganisée. Mais la rareté des forces de la milice, après avoir subi de lourdes pertes, rendra impossible l’occupation des territoires laissés par le retrait des troupes ukrainiennes. Il y aura un vide entre les armées combattantes, que la milice occuperait en alternance avec les résidus des troupes du gouvernement. Jusqu’au point où les rues d’une même localité pourraient être détenues par différents groupes armés. En outre, alors que les forces armées des séparatistes sont organisées plus ou moins régulièrement avec une seule chaîne de commandement, l’armée de Kiev n’étant plus structurée, les unités qui resteraient sans commandement après la disparition des dernières forces régulières se transformeraient en bandes de gangs nazi et de criminels de droit commun accompagnés par des cinglés complets, les vétérans de l’opération anti-terroriste.

Dans cette situation, les bataillons nazis concentrés dans les grandes villes du sud-est afin de maintenir le pouvoir de Kiev vont devenir de plus en plus furieux, et la propagande de Kiev de plus en plus nerveuse. Cela augmentera l’amertume envers le pouvoir qui nous a trahis ainsi qu‘envers les militants pro-russes, la cinquième colonne qui nous a poignardés dans le dos. N’importe quel prétexte suffira à enflammer l’ensemble du pays. Toutefois, afin de paralyser la communauté mondiale et de l’empêcher d’intervenir tout de suite à son habitude, le prétexte utilisé pour reproduire un scénario à la Rwanda (folie meurtrière mutuelle) doit être proprement incroyable et doit aussi changer radicalement la situation politique.

C’est-à-dire qu‘il ne suffit de perpétrer un attentat terroriste épouvantable ni une série d’actes similaires qui seront attribués aux partisans pro-russes ou aux agents des services secrets russes du FSB (GRU, SVR). Cette provocation doit bouleverser la communauté nazie et orienter sa réaction dans la bonne direction. En outre, le gouvernement ukrainien doit être (ou avoir l’air d‘être) paralysé. Enfin, cet événement doit être suffisamment sanglant, suffisamment immoral, et il doit toucher les strates de la société que les nazis considèrent comme les leurs. Pour cela, un seul attentat terroriste ne suffirait pas, aussi spectaculaire soit-il (même une explosion à Tchernobyl ne suffirait pas à résoudre des problèmes de cette ampleur).

Il faudrait, tout d’abord, qu’une ou plusieurs grandes figures politiques soient assassinées, ce qui paralyserait (réellement ou pas) le gouvernement ukrainien et l’empêcherait de prendre des mesures pour restaurer l’ordre, en admettant qu’il le veuille. Porochenko est la victime idéale (essentiellement parce qu’il a vendu son pays aux Américains), mais si j’étais à la place du jeune prodige Iatseniouk, je m’inquiéterais aussi. Après la liquidation de l’Ukraine, Iatseniouk devient inutile et même dangereux car il peut témoigner devant une sorte de Tribunal international pour l’ex-Ukraine. Pour un pays sans économie, cet économiste symbolique est tout aussi inutile que le grand banquier Iouchtchenko. Les crédits n’arrivent pas, avec ou sans Iatseniouk. Mourir héroïquement est la seule chose qu’il peut faire pour l’Amérique. Si quelqu’un fait sauter le parlement [réminiscence de l’incendie du Reichstag par les SA en 1933, NdT] lors d’une session plénière avec, à la fois, Porochenko et Iatseniouk dedans, savez-vous qui sera accusé immédiatement, avant même toute enquête préliminaire? Surtout si certains vengeurs du peuple s’apprêtent à en revendiquer la responsabilité?

Bien sûr, les nazis des bataillons crachent sur Porochenko et Iatseniouk, mais leurs commandants de bataillon seront là ainsi [députés, ils seront victimes de l’attentat au parlement, NdT]: Iarosh et le Sotnik (officier commandant une centurie de Cosaques, NdT) Parasyouk et le cosaque Gavrylyuk – il serait indécent de ne pas les venger. En outre, si cela ne semble pas suffisant, ils pourraient perpétrer une série d’attentats terroristes dans les hôpitaux où les héros de l’ATO (armée ukrainienne, NdT) sont soignés. Vous imaginez comment les meurtres barbares de héros sans défense seront présentés par les médias ukrainiens. Ils n‘auront même pas besoin d’un manuel de formation de l’ambassade américaine; ils donneront d’eux-mêmes les bonnes informations.

Et, cerise sur le gâteau, on peut aussi faire exploser le barrage de l’usine hydroélectrique de la rivière Dniepr. Cela permettrait de résoudre plusieurs problèmes étasuniens à la fois. D’abord, les dégâts réels causés par les inondations ne seront pas si grands que ça, mais quelques caméras placées à l’avance dans les bons endroits feront des photos plus horribles que lors du tsunami en Thaïlande. Et les experts (sans qu’on ait besoin de les chapitrer non plus) s’empresseront d‘annoncer des millions de victimes prévisibles. Deuxièmement, cela coupera immédiatement la rive gauche du Dniepr de la rive droite. Les ponts seront détruits avec le barrage. Cela signifie que les fédéralistes ne pourront pas traverser le Dniepr sans l’aide de l’armée russe. Troisièmement, si tout cela (de l’élimination de l’élite politique à la catastrophe technologique fabriquée) arrive dans les trois, cinq ou dix jours qui viennent, et s’il devient possible (et ça l’est, sinon pourquoi serions-nous en train de nourrir la CIA?) d’accuser la Russie et les DPR/LPR de l’avoir fait ou au moins d’avoir indirectement parrainé les terroristes qui l’ont fait, la communauté internationale ne pourra pas prendre le contrôle rapide de l’Ukraine. Toute participation de la Russie sera bloquée par l’Occident, qui accusera Moscou de complicité de crime. Mais les forces occidentales elles-mêmes ne parviendront pas à stabiliser la situation (même si les États-Unis et l’Union européenne décidaient d’intervenir sans résolution de l’ONU, ils n’auraient ni les capacités opérationnelles ni assez de soldats disponibles). Quatrièmement, Turchinov peut légitimement représenter Kiev aussi longtemps que ça arrange les États-Unis, et diriger ce qui restera du gouvernement – qui, d’ailleurs, n’est pas non plus indispensable.

Le cours ultérieur des événements est également clair. Les nazis vont venger leurs frères d’armes. Les bataillons vont se répandre dans le pays pour faire le tour des adresses fournies par leurs collègues nazis du SBU et du ministère de l’Intérieur. Les fédéralistes seront peut-être encore en mesure de donner un coup de main à Kharkov et aux districts de la rive gauche de Dniepropetrovsk et de Zaporozhye pour créer un corridor vers la Crimée. Mais sans l’aide de la Russie, ils ne pourront pas aller plus loin – il n’y aura plus de ponts.

Les groupes de guérilleros de la rive droite sont plus forts. Bien sûr, ils vont résister à Odessa, peut-être même à Kiev, mais les forces ne sont pas égales.

Le simple fait que la résistance continue sur la rive gauche va priver la junte de l’appui de la classe créative ukrainienne. Les États-Unis n’ont pas besoin d’eux parce qu’ils ne travaillent pas, mais aiment la bonne nourriture. Personne ne va les nourrir pour le simple fait qu’ils sont ukrainiens (qui a besoin d’Ukrainiens sans l’Ukraine?). Aucun d’entre eux ne sait grand-chose, mais, pris ensemble, leurs témoignages permettraient de reconstituer l’image complète. Et si, pendant la période des excès ukrainiens, ils sont tués dans leurs propres maisons, eh bien tant pis. Tutsi tue Hutu, Hutu tue Tutsi – c’est une triste caractéristique des guerres civiles.

Ainsi, en poussant l’Ukraine de la somalisation à la rwandisation, les États-Unis peuvent parvenir à minimiser l’effet des victoires russes, à couvrir les traces de leurs propres crimes avec du sang et, surtout, à rendre leur participation au règlement du conflit non seulement nécessaire mais inévitable, préservant ainsi leurs positions sur le continent européen et leur contrôle de la craintive UE.

Nous n’avons considéré qu’un scénario de l’éventuelle provocation qui permettrait à Washington de faire bouger les lignes en Ukraine. En fait, il y a des centaines de scénarios possibles. Tous sont réels et certains d’entre eux doivent déjà être étudiés par les États-Uniens. Sinon, les services de sécurité, l’armée et le Département d’État sont payés à ne rien faire. Le nombre des crimes déjà commis par Washington et Kiev laisse craindre que le scénario ci-dessus n’a rien d’extraordinaire, au contraire – c’est bien dans la logique des actions précédentes. En février 2014, une centaine de victimes du Maïdan ont permis le coup d’État; les trois cents victimes du Boeing abattu ont permis de déployer l’offensive de cet été; les dizaines de milliers de morts ukrainiens servent à mettre la pression sur la Russie. Alors pourquoi ces dizaines de milliers de victimes potentielles seraient-elles différentes des centaines de milliers, voire des millions de victimes passées? La seule différence c’est que les États-Unis n’ont pas encore eu besoin d’organiser un sacrifice humain de masse en Ukraine. Maintenant, ils en ont besoin.

Deux choses peuvent encore sauver le peuple:
– La traditionnelle incapacité des exécuteurs ukrainiens à mettre en œuvre même un seul plan états-unien;
– La traditionnelle capacité de Poutine à trouver une issue décente à la plupart des situations désespérées.
Mais cela n’est plus du domaine du rationnel. C’est une question de chance.

Contribution exclusive de Rostislav Ischenko, président du Centre d’analyse et de prévision systémique, à “Current Comments”.

Traduit du russe par Eugene pour The Saker

Traduit par Toma et Domi, relu par jj pour le Saker Francophone

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