Vol MH 17 : un pilote ukrainien révèle que c’est Kiev qui a abattu le vol de la Malaysia Airlines

Vol MH 17 : un pilote ukrainien révèle que c’est Kiev qui a abattu le vol de la Malaysia Airlines

Vladislav Voloshin serait le pilote qui a abattu le Boeing MH-17 : « L’avion se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment ».

Avertissement : l’interview est disponible intégralement en version originale sur le site Komsomolskaya Pravda. Kristina Rus s’est ensuite chargée de la traduction pour le site Fortruss. La rédaction du site VeteransToday, qui fait office de source pour le présent article, tient à préciser quelques détails importants qui sont repris ci-après.

Note de l’auteur

Ce témoignage, toute l’équipe de la rédaction [de VeteransToday] a tenu à l’examiner en détail avant de le publier, et après examen approfondi, nous pensons qu’il s’agit d’une interview tout à fait crédible.

Les questions posées sont celles que tout journaliste professionnel poserait, et les médias russes n’ont rien à gagner en mettant en scène une interview de ce genre : ce serait tout simplement se tirer une balle dans le pied.

De nombreux détails sont parfaitement sensés dans le cadre du brouillard de guerre qui enveloppe le théâtre des opérations et qui est décrit par le pilote, qui a été témoin du fait qu’un pilote ukrainien a décollé, armé de missiles air-air, puis est retourné à sa base sans ces missiles. Cela corrobore également le fait que les images satellites de l’OTAN et des États-Unis n’ont pas été publiées, et le fait que Kiev a refusé de coopérer à l’enquête.

Par contre, cela porte fortement atteinte à la crédibilité de Kiev, puisque ces derniers ont sans cesse accusé les séparatistes d’avoir abattu le vol MH-17, et indirectement la Russie pour avoir fourni des missiles sol-air aux séparatistes. Très tôt, nous avions déjà remarqué que la version de Kiev ne collait absolument pas, et surtout le fait que Kiev et l’Occident se sont empressés de recourir à un enfumage médiatique improvisé, ce qui n’aurait pas été le cas s’il avait été question d’une opération de guerre psychologique bien préparée.

Le carnage qui s’est poursuivi dans l’est de l’Ukraine fut « justifié » par la version fallacieuse des événements qui voudrait qu’il s’agisse d’une agression russe, et qu’il fallait l’enrayer.

Selon ce média-mensonge, la Russie est impliquée dans la destruction du vol MH-17, ce qui justifie une expansion de l’OTAN vers l’Est… en marchant sur les cadavres des victimes innocentes du vol MH-17.

Les enquêteurs, tout particulièrement les associations aériennes et les Néerlandais, ont misérablement manqué à leurs devoirs, s’agenouillant docilement sous les ordres des plus hautes autorités politiques. Il est temps de commencer une enquête formelle sur cette soi-disant enquête afin de faire pression sur quiconque a fait obstacle à la justice.

Cette affaire devrait être un grand tournant dans la façon dont les enquêtes seront menées à l’avenir, avec notamment des mesures de protection mises en place afin de contrer les ingérences politiques, et dans la façon de punir des exactions, en mettant en place des sanctions contre tout pays impliqué dans une tentative d’obstruction d’enquête sur un accident aérien.

Faire obstacle à une enquête véritable, c’est recréer des événements du type 11-Septembre, lors desquels les coupables déambulent tranquillement parmi nous, conscients d’avoir échappé à la justice, et ordonnent aux forces de l’ordre, qui ont juré de nous protéger, d’agir de façon criminelle et négligente vis-à-vis de nous…

Jim W. Dean


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Dans l’affaire du Boeing MH-17 de la Malaysia Airlines, un « témoin secret » est sorti de l’ombre afin d’apporter un témoignage qui innocente les milices séparatistes et la Russie, et qui explique les comportements mystérieux des experts occidentaux.

Cet homme s’est présenté aux bureaux de Komsomolskaya Pravda de son propre chef. Nous avons vérifié ses documents d’identité : il ne s’agit ni d’un acteur ni d’un imposteur. Nous ne pouvons pas encore révéler son identité, car il a toujours des proches qui se trouvent en Ukraine et craint des représailles, des menaces ou du chantage.

D’après ce que nous a raconté Alexander (son prénom d’emprunt), cette crainte est justifiée. Voici une transcription de notre conversation :

L’avion de chasse est retourné à la base sans aucun missile

Q : Où vous trouviez vous le 17 juillet 2014, le jour où le Boeing MH-17 a été abattu ?

R : Je me trouvais sur le territoire ukrainien, dans la ville de Dniepropetrovsk, plus précisément dans le village d’Aviatorskoye. C’est un aéroport civil. Au moment des faits, des avions de chasse et des hélicoptères y étaient stationnés. Les avions effectuaient régulièrement des vols pour des missions de bombardement, les Su-25 bombardaient Donetsk et Lougansk. Ça a duré longtemps.

Q : Les avions de chasse volaient tous les jours ?

R : Oui, tous les jours.

Q : Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que ces avions pouvaient être liés à la destruction du Boeing ?

R : Pour plusieurs raisons. Des 8 avions de chasse stationnés où je me trouvais, il n’y a que 2 avions qui embarquaient des missiles « air-air ». Ils étaient cloués au sol.

Q : Pourquoi ? Y avait-il des combats aériens dans la zone ?

R : Non, l’avion était juste équipé de missiles pour se défendre dans les airs, au cas où. La plupart des avions étaient équipés de missiles air-sol. Des missiles NURS et des bombes.

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Q : Racontez-nous cette journée du 17 juillet.

R : Les avions volaient régulièrement. Du matin au soir. L’après-midi, près d’une heure avant la destruction du Boeing, trois avions de chasse ont décollé. Je ne me souviens pas de l’heure exacte. L’un d’eux était équipé de missiles air-air, c’était un Su-25.

Q : L’avez-vous vu personnellement ?

R : Oui.

Q : Qu’en était-il de votre poste d’observation ? D’où pouviez-vous scruter le théâtre des opérations ?

R : Sur place. Je ne peux pas vous donner la position exacte.

Q : Avez-vous eu l’occasion de voir précisément les missiles embarqués sur l’avion de chasse ? Est-il possible que vous les ayez confondus avec des missiles « sol-air » ?

R : Non, on ne peut pas les confondre. Ils diffèrent de par leur taille, leur empennage et leur couleur. Ils disposent d’une tête de guidage. Ils sont très faciles à reconnaitre. Quoiqu’il en soit, au bout d’un moment, seul un de ces avions est revenu au bercail, les deux autres ont été abattus. Quelque part dans l’est de l’Ukraine, d’après ce qu’on m’a dit. L’avion qui est revenu était celui qui avait embarqué les missiles air-air.

Q : Il est revenu sans ses missiles ?

R : Sans aucun missile. Le pilote était terrifié.

Q : Connaissez-vous ce pilote ? L’avez-vous vu ?

R : Oui.

Q : Pouvez-vous nous dire son nom ?

R : Il s’appelle Voloshin.

Q : Était-il seul à bord de l’appareil ?

R : Oui, cet avion est conçu pour une seule personne.

Q : Connaissez-vous son prénom ?

R : Vladislav, je crois. Je ne m’en souviens pas exactement. Il est capitaine.

Q : Le capitaine Voloshin est donc revenu à la base. Que s’est-il passé ensuite ?

R : Il est revenu sans ses missiles.

Q : Sans aucun missile ?

R : Non, aucun.

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« Pas le bon avion »

Q : Racontez-nous, Alexander. L’avion est revenu de mission, et vous ne savez encore rien de la destruction du Boeing, mais vous étiez tout de même surpris de l’absence de missiles « air-air ». Pourquoi ?

R : Ces missiles « air-air » ne font pas partie de l’arsenal de missiles embarqués en temps normal. Ils ne sont installés que sur ordre spécial. D’habitude, les avions équipés de tels missiles n’ont pas le droit de voler. Car ce type de missiles ne doit pas être emmené souvent dans les airs.

En tout, deux missiles de ce type peuvent être embarqués sur cet avion. Ils n’avaient jamais été utilisés par cet appareil, auparavant. On en avait préalablement défendu l’usage. Mais la veille, littéralement, une semaine avant l’incident, l’usage de ces missiles avait été réhabilité de toute urgence. Ils ont été remis en service. Ils n’avaient pas été utilisés depuis plusieurs années.

Q : Pourquoi ?

R : Ils étaient périmés. Ils dataient de l’époque soviétique. Mais par ordre urgent du commandement, leur date d’expiration a été prolongée.

Q : Et ce jour-là, ils ont été embarqués sur ce fameux avion ?

R : Ils étaient toujours équipés de ces missiles.

Q : Mais les avions ne volaient pas ?

R : On tentait de les utiliser le moins souvent possible, car chaque vol endommage le matériel. Mais ce jour-là, l’avion a volé.

Q : Et il est revenu sans ses missiles ?

R : Oui. Connaissant quelque peu ce pilote… il a sans doute eu une réaction inadéquate, il a dû prendre peur, probablement parce qu’il a vu les deux autres chasseurs être abattus devant ses yeux. Il a pu réagir par crainte ou par sentiment de revanche et balancer les missiles sur le Boeing. Il l’a peut être confondu avec un autre avion de combat.

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Q : Et ces missiles sont équipés de têtes chercheuses ?

R : Oui.

Q : Lorsqu’il les a lancés, ils ont commencé à chercher une cible ?

R : Non. Le pilote sélectionne lui-même la cible. Ensuite il lance le missile, et ces derniers atteignent la cible.

Q : Le pilote peut-il utiliser ces missiles contre des cibles au sol ?

R : Cela n’a pas de sens, c’est inutile.

Q : De quoi d’autre vous souvenez-vous de cette journée-là ? Qu’a déclaré le pilote ?

R : Il a dit une phrase, lorsqu’il quitté le cockpit : « Ce n’était pas le bon avion ». Et le soir, il a répondu à une question d’un autre pilote qui lui avait demandé « Que s’est-il passé avec l’avion ? ». C’est là qu’il a répondu : « Cet avion se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment ».

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« Et après la tragédie, les vols se sont poursuivis »

Q : Est-ce que le pilote avait de longues heures de vol derrière lui ? Quel âge a-t-il ?

R : Voloshin a environ 30 ans. Il vient de la base de Nikolaev. Ils l’ont transféré à Dniepropetrovsk, lui et ses compagnons d’arme, avant de les envoyer à Chuguev, près de Kharkov. Durant toute cette période, ils ont bombardé Donetsk et Lougansk. Et, selon un des officiers de la base Nikolaev, ils continuent les bombardement, encore en ce moment.

Q : Est-ce que ces pilotes ont une expérience conséquente du combat ?

R : Ceux qui étaient là, oui. La base de Nikolaev a même été, selon moi, la meilleure base de 2013 en Ukraine.

Q : Est-ce que les pilotes ont parlé de cet incident du Boeing entre eux ?

R : Toutes les tentatives d’aborder ce sujet ont échoué. Et les pilotes ne parlent en général qu’entre eux, ils sont si… méprisants.

Q : Quand tout le monde a été mis au courant de l’affaire du Boeing, qu’est-il arrivé au pilote, le capitaine Voloshin ?

R : Après ces évènements, les vols se sont poursuivis. Il n’y a eu aucune rotation de pilotes, on a gardé les mêmes têtes.

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« Il n’y avait pas de vols… mais il a été abattu »

Q : Essayons de récapituler les événements dans l’ordre : trois avions partent en mission de combat. Ils se trouvaient plus ou moins dans la même zone que le Boeing. Deux chasseurs sont abattus. Le capitaine Voloshin était nerveux, il aurait donc pris peur et aurait pu confondre le Boeing avec un avion de combat ennemi ?

R : C’est possible. La distance était importante ; il peut ne pas avoir vu de quel type d’avion il s’agissait.

Q : Quelle est la portée de ces missiles ?

R : Ils peuvent aisément trouver leur cible et l’atteindre entre 3 et 5 km de distance.

Q : Et quelle est la différence de vitesse entre l’avion de combat et le Boeing ?

R : Il n’y en a pas. Les missiles sont assez rapides, même très rapides.

Q : D’une façon ou d’une autre, ils atteignent leurs cibles ? Et l’altitude ?

R : Ils peuvent facilement atteindre une cible à leur altitude maximale, environ 7 000 mètres.

Q : Et une cible plus haute ?

R : Oui. Le chasseur n’a qu’à relever le museau, il peut alors trouver la cible sans problème, et lancer son missile. La portée de ces missiles est de plus de 10 km.

Q : À quelle distance de la cible le missile explose-t-il ? Est-ce qu’il attend de frapper le fuselage avant d’exploser ?

R : Cela dépend de la configuration. Ils peuvent exploser au moment de l’impact ou bien à une distance de 500 mètres.

Q : Nous avons travaillé sur le site du crash et nous avons remarqué que les éclats se trouvaient à l’intérieur de la coque de l’avion, très proches les uns des autres. On aurait dit qu’il avait explosé à 60 cm de l’appareil.

R : Il existe des missiles de ce type. Le principe des éclats, c’est que le missile se brise, et les éclats frappent l’appareil. Ensuite, c’est l’ogive principale du missile qui fait le reste.

Q : L’Ukraine a annoncé ce jour-là qu’il n’y avait pas eu de vols de combat dans cette zone. Nous avons vérifié différentes sources fiables concernant les appareils abattus. L’Ukraine nie farouchement que ses avions de chasse volaient ce jour-là.

R : Je suis au courant. L’Ukraine a également annoncé que deux de ces avions ont été abattus le 16 juillet, et non le 17 juillet. Et cette date a fluctué à de nombreuses reprises. Mais en réalité, les vols sont quotidiens. Je l’ai vu de mes propres yeux. Pendant le cessez-le-feu, il y a également eu des vols, bien que moins fréquents.

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Des bombes interdites

Q : Quels types de munitions sont embarquées à bord des avions de votre aérodrome ? Est-ce que des bombes au phosphore ont été utilisées ? Ou des dispositifs incendiaires ? L’artillerie ukrainienne en a fait usage activement sur le terrain.

R : Je n’ai pas vu de bombes au phosphore. Mais des bombes à détonation spatiale (HANE) ont été utilisées.

Q : Sont-elles interdites ?

R : Oui. Ce type de bombes était prévu pour l’Afghanistan. Elles ont été interdites et n’ont pas été utilisées jusqu’à il y a peu. C’était interdit par une convention, je ne m’en souviens pas exactement, à vrai dire. Cette bombe est inhumaine ; elle brûle tout, absolument tout.

Q : Ont-elles été embarquées et employées pendant les combats ?

R : Oui. Et des bombes à fragmentation interdites ont également été utilisées. Selon la taille de la bombe à fragmentation, une cible assez vaste peut être détruite. Une bombe peut couvrir un stade de football. Tout le stade, la zone entière, environ 2 hectares.

Q : Pourquoi ont-ils utilisé de telles armes ?

R : Ils suivaient les ordres. Les ordres de qui, c’est difficile à dire.

Q : Quel est l’objectif lorsqu’on utilise de telles armes ? C’est une tactique destinée à faire peur à l’ennemi ?

R : Il s’agit d’annihiler au maximum la puissance ennemie.

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Certains personnes se faisaient frapper pour le moindre mot de travers

Q : Pourquoi avoir rejoint la Russie, et pourquoi avoir décidé de témoigner ? Et enfin, personne n’en savait rien auparavant ? Vous n’êtes pas le seul témoin !

R : Tout le monde est intimidé par le SBU (le Service de sécurité d’Ukraine), et la garde nationale. Les gens sont frappés pour le moindre mot de travers, et emprisonnés sur base de la moindre soupçon de sympathie envers la Russie ou les milices séparatistes. Dans un premier temps, j’étais contre cette « opération anti-terroriste ». Je n’étais pas d’accord avec la politique de l’État ukrainien. La guerre civile est une mauvaise chose. Tuer son propre peuple, ce n’est pas normal. Et surtout, en tant qu’Ukrainien, je n’ai pas envie d’être impliqué dans ce conflit et de soutenir le gouvernement ukrainien dans ses exactions.

Traduction : Fabio Coelho pour Quenel+

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