Si on ne leur obéit pas…

Si on ne leur obéit pas…

Le monde n’est pas près de changer.

Et cela convient parfaitement à nos bourgades repues de petits fonctionnaires vaniteux et de populace aliénée.
Qu’on soit partisan du mérite ou prosélyte de justice, qu’on soit rebelle de papier ou réac médiatique, c’est toujours la même rengaine : on érige, pour nous représenter, des hommes qui n’ont, tout compte fait, qu’une seule ambition : accéder puis se maintenir au pouvoir.
Pour cela ils s’accommodent sans coup férir du pire : ils s’acoquinent avec les plus vils banquiers tout en prétendant les combattre et n’hésitent pas à mentir aux serviles citoyens au nom de la vérité démocratique… Vérité en définitive de république bananière : Sarkozy, Marine Le Pen, Hidalgo-NKM, Royal-Aubry, Fillon-Copé, Tibéri : certains se font élire par des morts, d’autres se présentent seuls, sans parler de ceux qui cherchent encore une base de calcul commune leur offrant à tous les coups un dépouillement favorable…
Qui peut encore valider ces impostures électorales ?

Oh je sais, il ne faut pas dire n’importe quoi dans notre pays des droits de l’homme ! Déjà qu’au pays des Ouattara et des Bongo, où les scrutins électoraux sauce CFA sont désormais entérinés par notre communauté néocoloniale, il semblerait que toute corruption soit inhumée !

Loin de moi aussi, l’idée de vexer l’opinion majoritaire avec mes excentricités démocratiques.

Et puis dans le fond, qu’est ce que j’en ai à foutre que ces salopards soient élus au suffrage universel. Pour tout dire ça n’excite même plus ma libido françafricaine. Je préfère encore me branler sur Gaza, au moins là, ma conscience nanti de révolté sera rassasiée ! Enfin, je ne serais pas seul à être indigné.

Oui, y en a marre des guerres dans ces contrées négresses ! Tant pis pour Bamako, tant pis pour Goma, il faut bien qu’Empire se fasse ! Qui peut aujourd’hui prétendre changer la donne et surtout le faire ? C’est trop gros pour nous…Pire : c’est inéluctable !

Mais, au fait, comment ça marche un empire ?

Prenez une planète, mettez-y beaucoup de pétrole, de grosses banques et quelques compagnies d’assurances, et vous aurez le nécessaire pour provoquer une crise à laquelle nous ne pourrons remédier qu’avec une guerre.

Sachant que, corrélativement, 30 milliards d’euros par an suffiraient pour éradiquer la faim sur la planète, et sachant que c’est la somme que le monde dépense en armement tous les 8 jours, pas difficile de deviner vers quoi se dirige notre humanité…

Et après ?… Ce genre d’informations alternatives, aussi choquantes soient-elles, semblent juste propices à indigner la bande d’enfants gâtés que nous sommes…
Une bande d’égoïstes qui ont bien plus que presque partout ailleurs dans le monde et qui pourtant passent leur temps à se plaindre.
Une bande d’irresponsables qui croient n’avoir que des droits et aucun devoir, qui veulent toujours plus en payant le moins possible, sans se soucier des conséquences.
Une bande d’insolents qui se croient autorisés à affirmer et imposer leur moralité quitte à ce qu’elle soit la pire de l’humanité.
Une bande d’arrogants qui arguent que voter c’est être libres !?! Et puis ce n’est pas la question d’être de droiteou de gauche, car choisir la manière ou le style, avec lesquels nous allons servir une caste d’imposteurs prêts à tout pour devenir et rester les maîtres du monde reste une troublante mascarade !

Mais quoi ! Si pour avoir la liberté il suffit de la désirer, s’il n’est besoin que d’un simple vouloir, se trouvera-t-il une nation au monde qui croie la payer trop cher en l’acquérant par un simple souhait ? Et qui regretterait sa volonté de recouvrer un bien qu’on devrait racheter au prix du sang, et dont la perte rend à tout homme d’honneur la vie amère et la mort bienfaisante ? Certes, comme le feu d’une petite étincelle grandit et se renforce toujours, et plus il trouve de bois à brûler, plus il en dévore, mais se consume et finit par s’éteindre de lui-même quand on cesse de l’alimenter, de même, plus les tyrans pillent, plus ils exigent ; plus ils ruinent et détruisent, plus on leur fournit, plus on les sert. Ils se fortifient d’autant, deviennent de plus en plus frais et dispos pour tout anéantir et tout détruire. Mais si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien, de même que la branche, n’ayant plus de suc ni d’aliment à sa racine, devient sèche et morte. »  Etienne de La Boétie

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