La BCE va imprimer 1000 milliards d’euros en planche à billets

Nous allons le payer, et le payer très cher! Si la BCE se met à imprimer un tel montant pour l’injecter dans le système, c’est que le système est foutu, et qu’il n’y a pas d’autres moyens pour sauver les apparences. Bien sur, vous n’en verrez pas la couleur, ce sont les banques avant tout qui vont en profiter. Et ce n’était pourtant pas la solution à adopter, les Etats-Unis ont multiplié les QE (quantitative easing-planches à billets), leur économie est archi-foutue, le Japon a multiplié les QE, la dette est colossale (250% du PIB) et leur économie est elle aussi foutue de chez foutue! Alors je vous laisse comprendre l’état de l’économie de la zone euro. Et dites-vous bien que jamais cela ne serait arrivé sans les banques.

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Cette technique de politique monétaire largement utilisée au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni consiste à acheter des dettes publiques en échange de monnaie nouvellement créée par la Banque centrale.

Il n’aura pas fallu plus de trois minutes à Mario Draghi pour faire taire les rumeurs de dissensions au sein de la Banque centrale européenne. Non seulement le dîner des banquiers centraux mercredi soir, à Francfort, «s’est très bien passé», a dit Mario Draghi, «aucun reproche» n’a été fait à son égard, mais le Conseil des gouverneurs a unanimement décidé, ce jeudi, d’injecter 1000 milliards d’euros de liquidités supplémentaires dans le circuit monétaire de la zone euro pour soutenir la croissance. «C’est la nouvelle du jour: l’accord unanime du Conseil pour se donner un objectif chiffré d’augmentation de la taille du bilan de la BCE», estiment les économistes de Barclays Capital.

Le Conseil des gouverneurs s’est également mis d’accord à l’unanimité pour demander aux équipes de la BCE de «préparer, en temps voulu, de nouvelles mesures à mettre en œuvre, si nécessaire». C’est une étape de plus vers «l’assouplissement quantitatif» à l’américaine (QE en anglais), réclamé depuis des mois par les marchés.

Baisse de l’euro

Cette technique de politique monétaire largement utilisée au Japon, aux États-Unis et au Royaume-Uni consiste à acheter des dettes publiques en échange de monnaie nouvellement créée par la Banque centrale. Elle n’a jamais été mise en œuvre dans la zone euro, où le financement monétaire des États est strictement interdit par le traité de Maastricht. «Il n’y a pas de problème légal si nous restons dans le cadre du mandat», a précisé Mario Draghi.

Sans être révolutionnaires, ces deux annonces ont suffi à faire passer les Bourses européennes dans le vert, et à faire baisser l’euro à 1,24 dollar, son plus bas niveau depuis août 2012. Mais tel n’était pas l’objectif de «Super Mario» qui tenait sa dernière conférence de presse mensuelle dans «l’Eurotower», la BCE déménageant ces jours-ci dans un gratte-ciel ultramoderne, édifié sur les bords du Main.

Le président de la BCE cherchait surtout à dissiper les rumeurs de fronde au sein l’institution monétaire.

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