Des fonds vautours du XXIème siècle à un vautour méconnu de la finance et des guerres du XVIIIème siècle

Vautour dollar

L’apparition des fonds vautours renvoie immédiatement à l’histoire… et à l’un des vautours du XVIIIème siècle qui, en France, est adulé, aujourd’hui encore, en ce début de XXIème siècle, par les suppôts du capitalisme, de l’impérialisme, du colonialisme, glorifié par l’enseignement qui, de génération en génération d’écoliers et d’écolières, colporte la même fausseté : à savoir que Voltaire le philosophe, l’écrivain, l’homme de théâtre était “l’homme de la tolérance”.

Honteux mensonge lorsque nous savons qu’il s’était enrichi grâce à la traite des Noir(e)s et à l’esclavage ! « L’or au prix du sang », du sang des peuples, bien évidemment…

Un écrivain s’est penché sur l’énorme “Correspondance” de Voltaire : Michel J. Cuny… À ses risques et périls. Voici quelques citations prises dans cette correspondance en 13 volumes constitués de quelque 1.000 pages chacun…

Voltaire, l’homme de la grande bourgeoisie, doit-il rester au Panthéon, honneur parmi les honneurs rendus, en France, à un homme sans scrupule, fomenteur, en son temps, de la guerre de la Russie contre la Turquie ? Le 7 août 1771, il exultait, dans une lettre à l’impératrice, Catherine II de Russie :

“Est-il bien vrai ? Suis-je assez heureux pour qu’on ne m’ait pas trompé ? Quinze mille Turcs tués ou faits prisonniers auprès du Danube, et cela dans le même temps que les troupes de Votre Majesté Impériale entrent dans Perekop ?”
Il s’agissait de tuer un maximum de… musulmans ? Oui ! Déjà à cette époque…
Voltaire, le chantre de la grande bourgeoisie d’affaires, écrivait ceci, le 22 octobre 1760, au secrétaire perpétuel de l’Académie française, Charles Pinot Duclos :
“Parlez, agissez, écrivez hardiment, le temps est venu où le bon sens ne doit plus être opprimé par la sottise. Laissons le peuple recevoir un bât des bâtiers qui le bâtent, mais ne soyons pas bâtés. L’honnête liberté est notre partage.”

À la marquise du Deffand, le 27 octobre 1760, il rendait compte en ces termes des derniers événements :
“[…] il faut que je vous dise que je viens de crier vive le roi, en apprenant que les Français ont tué quatre mille Anglais à coups de baïonnette ; cela n’est pas humain, mais cela était fort nécessaire”.

Pour sa cassette, rien que pour sa cassette, bien évidemment.

À Marie-Elisabeth de Fontaine, le 4 novembre 1760, il précisait :
“Vous savez que M. de Montmartel [un vautour proche du roi Louis XV] répond des fonds pour l’année prochaine. Le crédit est la base de tout et le crédit n’est qu’entre ses mains.”
Pour Voltaire, le crédit, c’était aussi ce qui lui permettait de participer au financement des guerres contre les peuples.

Le 21 janvier 1761, Voltaire revenait sur les débuts de sa vie publique :
“Je suis né assez pauvre [Ici, inutile de sortir son mouchoir pour pleurer sur ce « pauvre » Voltaire], j’ai fait toute ma vie un métier de gueux, celui de barbouilleur de papier [Là, il a tout à fait raison : il n’a pas écrit ; il a barbouillé… comme tant d’autres après lui, jusqu’aujourd’hui. Mais ce sont ces barbouilleurs(euses) qui sont les plus lu(e)s à chaque époque], celui de Jean-Jacques Rousseau [qu’il a tenté de faire brûler vif], et cependant me voilà avec deux châteaux, deux jolies maisons,

70 mille livres de rente [traduction : 350 années de travail d’un manouvrier de l’époque, qu’il reçoit chaque année !… ], deux cent mille livres [1.000 années de travail !!!…] d’argent comptant et quelques feuilles de chêne en effets royaux que je me donne garde de compter. Savez-vous qu’en outre, j’ai environ cent mille francs [500 années de travail !…] placés dans le petit territoire où j’ai fixé mes tabernacles ?”

Le petit territoire est à Ferney, à la frontière franco-suisse.

(Citations extraites de l’ouvrage de Michel J. Cuny, “Voltaire – L’or au prix du sang”, Éditions Paroles Vives, 2009, pages 217-218. Les phrases entre crochets sont de MJC.)

Combien de Voltaire(s), aujourd’hui, regardent leurs fonds spéculatifs, tout en soutenant la guerre contre l’Irak, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l’Ukraine, tentent, depuis la destruction de l’État des masses en Libye et l’assassinat de Muammar Gaddhafi, d’agripper, dans leurs serres de rapaces, tout le continent africain, et rêvent de poser de nouveau leurs pattes sur la politique et l’économie des pays d’Amérique latine : Venezuela, Cuba, Argentine, Bolivie, etc. ?

Pour en savoir plus sur le richissime Voltaire… http://voltairecriminel.canalblog.com

Françoise Petitdemange

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