Le rapport de la Special Investigation Task Force pour le Kosovo confirme les crimes de guerre et les accusations de trafic d’organes. Ton avis Bernard ?

Ceux qui ont suivi les guerres en ex-Yougoslavie connaissent probablement le précédent rapport du député suisse Dick Marty chargé d’enquêter par le conseil de l’Europe sur les allégations de crimes de guerres et de trafic d’organes imputés à nos « gentils alliés » de l’UCK. Pas de bol pour l’OTAN et les propagandistes de la presstitute subventionnées, le rapport du député Suisse ira bien au delà d’une confirmation des allégations de l’ancienne procureure au TPIY Carla Del Ponte, puisqu’il conclura à l’existence d’un système mafieux généralisé au Kosovo dont les principaux leaders de l’UKC étaient les leaders, ainsi qu’à la planification d’une épuration ethnique contre les minorités serbes et roms.

On peut ainsi lire dans son rapport disponible sur le site du Conseil de l’Europe :

88 Les habitants serbes des localités majoritairement albanaises devinrent rapidement la cible de représailles, au même titre que toute personne soupçonnée – ne fût-ce que sur la foi d’accusations sans fondement proférées par les membres d’un clan rival ou dans le cadre d’une ancienne vendetta – d’avoir « collaboré » avec l’administration serbe ou travaillé pour le compte de celle-ci. Les hommes de troupe de l’UÇK reçurent l’ordre d’établir, dans le cadre d’une campagne d’intimidation menée en porte-à-porte, la liste des noms de ceux qui avaient travaillé pour les autorités évincées de l’ex-Yougoslavie (quelle que soit l’importance de leurs fonctions administratives) ou dont les parents ou partenaires avaient exercé de telles fonctions. Un grand nombre de membres de l’ethnie albanaise, ainsi que des minorités rom et autres, se sont ainsi retrouvés classés dans la catégorie de ces « collaborateurs » supposés.

89 Au vu de ces éléments, nous sommes parvenus à la conclusion que les violences commises par les membres et les auxiliaires de l’UÇK en Albanie vont bien au-delà de simples aberrations qui auraient été l’œuvre d’éléments hors-la-loi ou rebelles d’une force de combat par ailleurs disciplinée. Nous estimons au contraire que ces violences étaient suffisamment généralisées pour correspondre à un mode d’action systématique.

[…]

91 Dans l’ensemble, ces violences sont symptomatiques du rôle de premier plan joué par la criminalité organisée au sein de la faction interne dominante de l’UÇK. Tenir des personnes captives dans des lieux de détention improvisés, hors de la connaissance ou de la portée de toute autorité, et faire en sorte que toute personne ayant appris la vraie nature des activités illégales des géôliers fait partie de la méthodologie bien connue de la plupart des structures mafieuses – et le Groupe de Drenica n’était nullement différent.

Le « groupe de Drenica » auquel fait référence Dick Marty ici est le groupe opérationnel de l’UCK qui a joué un rôle de leadership et de coordination globale. Les camps de détention répertoriés au Kosovo, Cahan, Kuke, et Durre,  et qui auraient servi à « trier », à torturer et à exécuter les prisonniers des minorités serbes, roms, ou encore des kosovars d’origine albanaise accusés de « collaboration », étaient placés sous la responsabilités de personnalités proches du « groupe de Drenica » :

113 Sabit GEQI, Riza ALIJA (alias le « commandant Hoxhaj ») et Xhemshit KRASNIQI figurent parmi les commandants accusés d’avoir dirigé ces lieux de détention. Ces trois hommes ont occupé une place de premier plan dans les précédentes enquêtes ouvertes par la MINUK au sujet des crimes de guerre commis au nord de l’Albanie ; ils ont désormais été mis en examen par le Parquet spécial du Kosovo et devraient bientôt être traduits devant le tribunal de première instance du Kosovo[39] ; leurs biens immobiliers ont fait l’objet d’une perquisition complète.

114 Les éléments de preuve réunis à l’occasion de ces procédures semblent indiquer que ces agents de l’UÇK, ainsi que leur commandant régional du nord de l’Albanie, Xheladin GASHI, aujourd’hui décédé, étaient proches du « Groupe de Drenica » dirigé par Hashim Thaçi et agissaient de concert avec Kadri Veseli, notamment.

Problème, le leader du « groupe de Drenica » n’est autre qu’Hashim Thaçi, le « sympathique héros » de la libération adoubé par l’OTAN et M Kouchner lorsqu’il fut nommé administrateur du Kosovo. Il accédera au poste de premier ministre en 2008 au sein du « Parti Démocratique du Kosovo » (et oui, quand on veut avoir le pognon de la NED ou de l’International Republican Institute, il faut obligatoirement faire figurer le mot démocratie dans le nom de son parti, sinon évidemment, on ne saurait être démocratique, c’est le b.a-ba…), branche politique de l’ex UCK.

Selon le rapport de Dick Marty, ce même groupe Drenica  semble lié au trafic d’organe :

Des sources indépendantes et distinctes, internes à l’UÇK, nous ont communiqué un certain nombre d’éléments et de perspectives sur le fonctionnement du réseau de trafic d’organes : d’une part, du point de vue des chauffeurs, gardes du corps et autres « facilitateurs » chargés des tâches logistiques et pratiques de la livraison des corps à la clinique ; d’autre part, du point de vue des « organisateurs » et des chefs de réseaux criminels qui auraient passé des accords commerciaux de fourniture d’organes humains à des fins de transplantation en échange de généreuses rétributions financières.

L’aspect concret de ce trafic était relativement simple. Les prisonniers conduits jusqu’à Fushë-Krujë (ce qui représente plusieurs heures de conduite difficile depuis Rripe ou Burrel) étaient tout d’abord détenus au « refuge ». Le propriétaire de cette maison, membre de l’ethnie albanaise, aurait entretenu à la fois des liens claniques et des rapports de criminalité organisée avec les membres du « Groupe de Drenica »[42].

La réaction de Bernard Kouchner à ces révélations est donc on ne peux plus logique : mort de rire !

Circulez, vous êtes fou !

Malheureusement, une partie de la presse s’engouffrera derrière Kouchner (on ne peut quand même pas accuser un ancien French Doctor d’avoir fermé les yeux sur un trafic d’organe, merde quand même !) et tentera de mettre en doute les conclusions du rapport Marty. Et on retrouve alors, comme d’habitude, en première ligne des supplétifs du Quai d’Orsay, le journal Le Monde qui titre ainsi le 17 décembre:

Monde Marty

Il est à noter que l’article du Monde reproduit l’extrait Dailymotion de la réaction de Kouchner histoire de bien incruster le message dans la tête de ses lecteurs. L’article du Monde se conclu par un encart impérissable intitulé sobrement :

Monde 2 Marty

Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris que le rapport Marty est une blague réservée aux fous et aux conspirationnistes et qui sont disposés à croire « n’importe quelle connerie »…

On trouvera heureusement d’autres titres plus circonspects et factuels, comme sur le site de la radio RTL :

RTL Marty

ou encore sur l’Express.fr :

Express Marty

Pour conclure avec le rapport de Dick Marty, il faut souligner que ce dernier avait été chargé par le conseil de l’Europe d’enquêter sur les allégations de l’ancienne procureure au TPIY Carla Del Ponte qui s’était jusque là fait connaître pour son impartialité (c’est peu dire…) contre les accusés serbes, voir  sa conduite à charge du procès Milosevic… Tant que ces procédures ne visaient que des généraux et des responsables serbes, la procureure s’était attirée la sympathie de la presse occidentale, comme le montre ces titre de l’époque du Monde et du Figaro :

Monde Carla del ponteFigaro del ponteLa tonalité changera du tout au tout lorsque la procureure s’attaquera aux criminels croates, puis kosovars, mettant à mal la fable de l’OTAN des « méchants » serbes et des « gentilles » minorités ayant servi à vendre l’intervention armée et les « bombardements humanitaires » à l’opinion publique…

La procureure se lancera en effet dans la traque du général croate Ante Gotovina, le responsable de l’opération tempête qui visa la reconquête de la Krajina par l’armée croate appuyée par l’OTAN. A cette occasion, les serbes de Krajina subirent une épuration ethnique, toutes les infrastructures et les habitations furent méthodiquement détruites, et on dénombra plusieurs milliers de disparus. Ce dernier fut finalement arrêté aux Canaries en 2005. La procureure ne ménagea pas sa peine pour obtenir l’arrestation du général, allant même jusqu’à accuser le Vatican de cacher le fugitif… Les choses semblaient alors devoir se dégrader pour la procureure peut-être un peu trop éprise de vérité…

Le scandale arrivera finalement avec son livre : « La chasse, les criminels de guerre et moi » publié en 2008, et dans lequel elle évoque un trafic d’organe organisé par l’UCK au Kosovo. Ce sera le point de départ de l’enquête de Dick Marty. Pour conclure sur Carla Del Ponte il faut mentionner qu’elle fut la seule membre de la commission d’enquête créée par l’ONU sur la Syrie en 2012, à affirmer que les rebelles avaient probablement utilisés du Gaz Sarin. Cette sortie et ce penchant un peu trop dérangeant pour la vérité conduiront à son désaveu. Le journal Le Monde, s’empressera de relayer le désaveu de l’ONU :

Monde Carla del ponte Syrie

Courrier International (groupe Le Monde…) ira plus loin en prenant directement parti et qualifiant d’irresponsables, les propos de la magistrate :

Courrier international carla del ponte Syrie

Il est curieux d’observer maintenant le point de vue de cette même presse aux ordres du Quai d’Orsay, alors que les affirmations de Carla Del Ponte et de Dick Marty, se voient confirmées par un nouveau rapport de la Special Investigative Task Force, sous la direction de Clint Williamson, (un procureur AMERICAIN qu’on ne pourra donc pas soupçonner de collusion avec les pédo-nazis-bolchéviques) et à la demande du Conseil de l’Europe.

Ce dernier a ainsi déclaré le 29 juillet dernier :

Il y a de nombreuses preuves rassemblées qui montrent que [le trafic d’organes] a réellement eu lieu [. . . ] et qu’un petit nombre de personnes a été tué en vue de récupérer leurs organes et de les revendre.

Allo Bernard ? Toujours mort de rire ?

Mais le rapport de Clint Williamson va plus loin, et confirme une fois encore les accusations de crimes de guerre du rapport de Dick Marty, selon le site Euractiv :

Malgré les intimidations massives, la Special Investigative Task Force (SITF), un groupe d’experts chargés d’enquêter sur les massacres durant la guerre du Kosovo, a apporté assez de preuves contre les dirigeants de l’ancienne Armée de libération du Kosovo (UÇK) pour les inculper de crimes de guerre. L’UÇK serait en effet à l’origine d’environ 500 morts et 300 disparus.

Aouch ! Allo Bernard ? Dis-moi, Hashim Taçhi, c’est toujours ton pote ? 

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