Au Parlement Européen, danger mortel pour l’internet…

Pour ceux qui ont des avis sur tout, qui critiquent et qui s’expriment avec cette liberté qui nous est chère, voici une nouvelle qui risque de mettre à mal, cette liberté d’expression. Ne nous laissons pas noyer par l’actualité qui, bien que grave, permet à ces « individus » de décider avec cynisme, en toute discrétion, et se moquant comme toujours des avis des peuples, de nous clouer le bec. Pas beaucoup relayée, cette info risque de faire le « buzz » quand il sera trop tard, et que le Net sera censuré. Allons nous nous laisser voler, une des dernières libertés qui nous reste?? Vous savez qu’en cette période pré-électorale, tous les sujets qui fâchent sont évités, afin de ne pas dissuader les électeurs de se déplacer. Ne soyons pas dupes de ces manœuvres, et posons les bonnes questions à ceux qui veulent nous représenter…Faites tourner..

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La liberté de l’internet et la neutralité du réseau feront-elles bientôt partie du passé ? Le mardi 18 mars, la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement Européen doit voter sur un projet de rapport législatif qui évaluera la proposition 2013/0309 (COD) de règlement du Parlement Européen et du Conseil « établissant des mesures relatives au marché unique européen des communications électroniques et visant à faire de l’Europe un continent connecté, et modifiant les directives 2002/20/CE, 2002/21/CE et 2002/22/CE ainsi que les règlements (CE) n° 1211/2009 et (UE) n° 531/2012 ». D’après les informations diffusées par La Quadrature du Net, le pire est à craindre de ce vote. La réunion récente du Forum de la Gouvernance Internet France (FGI – France), FGI 2014, apparaît également pleine de dangers en la matière à l’approche de la réunion imminente de la Commission ITRE et, dans un mois, de la Conférence Mondiale sur la Gouvernance du Net qui doit avoir lieu à São Paulo les 23 et 24 avril. Pourtant, les grands médias français et le monde politique restent étrangement silencieux dans un contexte électoral (municipales, européennes) qui devrait rendre un large débat sur ces questions particulièrement pertinent. Craindrait-on que la majorité des citoyens s’en mêle ?

Qui peut valablement se désintéresser de l’avenir de l’internet, des travaux en cours de la Commision ITRE du Parlement Européen ou du FGI 2014 tenu à Paris le 10 mars au Conseil économique, social et environnemental (CESE), des menaces croissantes sur l’internet en Europe tel que nous le connaissons aujourd’hui, du danger imminent d’une prise de contrôle par les grands fournisseurs d’accès… ? Pourtant, la situation est devenue critique dans un contexte de désinformation et de démobilisation de la grande majorité des internautes.

 

Et peu importe qu’un avertissement très clair nous soit arrivé des Etats-Unis ce mois de janvier avec la décision de justice désavouant la Federal Communications Commission (FCC) au profit des grands opérateurs, suite à la plainte de Verizon. Le 24 février, au même moment où se réunissait la Commission ITRE pour reporter finalement son vote au 18 mars, L’Expansion diffusait un article intitulé « Le partenariat Netflix-Comcast, un danger pour la neutralité du Net ? », estimant notamment que l’accord passé entre Netflix et Comcast est de nature à rendre obsolète le principe de neutralité du net. Simultanément, le même média écrivait « Comcast – Time Warner Cable : un mariage à 45 milliards de dollars pour la télé américaine ».

Malgré ces évidences, qui, chez nous, se soucie des travaux de la Commision ITRE où les interêts des opérateurs se trouvent directement confrontés aux droits des « petits internautes » ?

Notre premier article sur ce sujet, Parlement européen et neutralité du net (I), date du 24 février et son introduction (en gras sur notre blog La Science au XXI Siècle) a été diffusée entre autres dans plusieurs listes militantes. Nous avons été surpris par le manque de réaction de la part de milieux « engagés » pour qui la liberté de l’internet et la neutralité de la Toile sont censées être des enjeux essentiels. Mais apparemment, aucune information ni consigne n’était « descendue » des coupoles politiques, syndicales et associatives.

La situation n’a pas vraiment changé avec la diffusion de ces autres articles que nous avons mis en ligne sur notre blog précité et sur celui de Mediapart :

Parlement européen et neutralité du net (I)

Parlement européen et neutralité du net (II)

Bientôt, l’apocalypse de l’internet ? (I)

Bientôt, l’apocalypse de l’internet ? (II)

Menaces sur l’internet : pourquoi ces silences politiques et médiatiques ?

Situation dans les laboratoires du CNRS, menaces sur l’internet…

Certes, ces articles semblent avoir été pas mal lus. Mais aucune réaction concrète ne leur a fait suite. Parallèlement, c’est en vain que nous avons cherché des informations et des prises de position « visibles » sur les sites des partis politiques. Ou des articles dans les médias « grand public », à de rares exceptions près. Le rapport de la Commission ITRE et le FGI 2014 semblent constituer un sujet « réservé ».

Il est vrai que dans l’actuel contexte de dégringolade de la situation économique et sociale dans les pays jadis « riches », conséquence directe de la mondialisation, du « marché mondial de la main d’oeuvre » et de la « libre circulation des capitaux », la libre expression des « contestataires » peut devenir indésirable pour les pouvoirs économique et politique. Constatant l’actuelle fragilité de l’internet, le vice-président chargé des politiques publiques au Center for Democracy and Technology (CDT) Jim Dempsey déclarait récemment (source : AFP) :

« Le problème est qu’on peut limiter la capacité des gens à critiquer le gouvernement, ou créer un internet à plusieurs vitesses dans lequel il est plus difficile aux innovateurs, aux critiques, ou aux défenseurs des droits de l’Homme d’atteindre un public mondial »

Des dangers que nous soulignons encore dans notre appel d’hier :

URGENCE : l’internet en danger au Parlement Européen (I)

 

Le site Save the Internet résume ainsi les dangers que comporte la proposition en cours d’examen par le Commission ITRE :

http://savetheinternet.eu/fr/

http://savetheinternet.eu/fr/#regulation

Vous pourriez avoir à payer des frais supplémentaires pour chaque service Internet.

Un règlement proposé par la Commission européenne pourrait permettre aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) de faire payer une participation pour chaque service Internet. Ce qu’ils appellent des « services spécialisés » pourrait conduire à un Internet à deux vitesses, où seules les entreprises en ayant les moyens pourraient bénéficier de la voie rapide, laissant tous les autres sur le carreau.

Les FAI veulent décider ce que vous pouvez faire en ligne ou non.

À moins que le règlement ne soit modifié, les fournisseurs pourront bloquer du contenu sans aucune contrôle du pouvoir judiciaire. Ils ne devraient pas devenir la police d’Internet, ni pouvoir décider des contenus auxquels nous pouvons ou non accéder.

La liberté d’expression sera restreinte et l’innovation entravée.

Pour le moment, les grandes entreprises comme Microsoft ou Facebook sont logées à la même enseigne que nos blogs ou podcasts. Mais si la définition des « services spécialisés » n’était pas délimitée, ces sociétés pourraient bénéficier de la voie rapide de l’autoroute de l’information, laissant derrière elles les start-ups et les sites à buts non-lucratifs comme Wikipédia.

(fin de l’extrait du site Save the Internet)

[…]

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Auteur  Indépendance des Chercheurs

Source Agoravox

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