Préface à la nouvelle édition de Neuro-Esclaves

Pour tous ceux qui souhaitent aller au fond des choses sur les méthodes les plus poussées de manipulation de la part des ingénieurs sociaux, ce gros bouquin est à mon avis indispensable.

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Préface à la seconde édition de Neuro-Esclaves

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S’il est vrai que la connaissance est une arme, alors Neuro-Esclaves est un arsenal. Jusqu’à ce jour, aucun travail d’un tel contenu n’avait été publié. De nombreux auteurs se sont pourtant attachés à décrire les mécanismes à l’œuvre dans la manipulation et la désinformation que nous subissons au quotidien. Rigoureux et méthodiques pour la plupart, ils se heurtent toutefois à un mur : la profondeur de l’analyse, au sens de la fouille dans les méandres du fonctionnement de cette machine moléculaire qu’est l’homme. A la base de tout processus sociologique, la psychologie gouverne. Depuis les temps les plus reculés, nous le savons. Cependant, ce que la plupart d’entre nous ignorent, oligarchie exclue, ce sont les processus chimiques situés en amont de la psychologie et que l’indispensable Neuro-Esclaves révèle.

Comment fonctionne notre cerveau ? Sommes-nous réellement maîtres de nous-mêmes, de nos pensées, de nos actions ? Nous en sommes souvent persuadés. Pourtant, comment serait-ce possible lorsque Marco Della Luna et Paolo Cioni nous apprennent que nous n’avons connaissance que d’un milliardième de ce qui se passe dans notre tête à chaque instant ? Lorsque la junk-food fatigue nos capacités de raisonnement et augmente notre suggestibilité ? Lorsque la non-utilisation de certaines zones de notre cerveau entraîne leur dégénérescence physique, leur atrophie ? Musique, couleurs, intonations de voix, rythmes, odeurs, tous ces facteurs sont des données environnementales qui nous poussent à adopter un comportement plutôt qu’un autre.

Nos élites dirigeantes le savent. La manipulation a toujours été un art. Avec le progrès technique, elle est devenue une science. Pour pérenniser leur pouvoir en évitant, si possible, de finir la tête tranchée, les oligarques font face à un double enjeu : contrôler au mieux cet environnement et y obtenir une maîtrise totale de l’homme.

Les informations rapportées par les auteurs sont capitales. Loin d’être une unité, l’humain est un être « divisé » en personnalités contextuelles. Chacune s’active en fonction de « leviers cachés » qu’il suffit d’actionner, à condition de connaître leurs mécanismes. Or, avec les disciplines étudiées ici, il ressort que des cartographies complètes de notre cerveau ont bel et bien été réalisées. Les centres émergeant en fonction d’émotions distinctes sont connus. L’homme, organisme chaotique, comprend biologiquement une part d’imprévisible, donc de danger pour le pouvoir. Il se trouve désormais façonné, affiné, suggéré sans le savoir, pour devenir le « divisé » souhaité. Tel est le rôle d’outils comme la programmation neuro-linguistique (PNL) ou le neuro-marketing.

Par ailleurs, la lecture de Neuro-Esclaves vous fera gagner un siècle de connaissances. En 1913, les Rothschild et la famille royale d’Angleterre financèrent la création de Wellington House, destinée à fabriquer et manipuler l’opinion pour pouvoir déclencher la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. En 1921, cette « maison » changea de nom pour devenir l’Institut Tavistock. Bras armé de l’oligarchie, il vous est probablement inconnu. Pourtant, ses méfaits imprègnent notre quotidien : organisation de révolutions colorées, cybernétique, contre-culture, théorie du genre, attentats sous faux drapeau, stress volontaire, fabrication du consentement, choc des civilisations et crises économiques fabriquées de toutes pièces. Mais aussi, société de consommation (et son indistinction entre politique et marketing), aliénation vidéo-ludique, libéralisme-libertaire.

Depuis un siècle, la psychologie expérimentale, et depuis les années 1940 (conférences Macy) le cognitivisme, les neurosciences, la cybernétique et la neuro-physiologie décryptent avec une précision sans cesse accrue notre algorithme comportemental, le « programme » du fonctionnement humain, tous ces phénomènes à la base de nos motivations. Tout est affaire de substances chimiques, du corps à l’esprit, de la raison à l’émotion. Les aspirants maîtres du monde rôdent ainsi leurs techniques. Le but ? La mise en place d’une dictature mondiale, bancaire, oligarchique. Pour reprendre les propos de Kurt Lewin, figure centrale de l’Institut Tavistock aux ordres de Rockefeller et Rothschild, il s’agit d’établir, contre le collectif, un « fascisme à visage démocratique ».

En pratique, l’homme doit se croire libre, porté par le Progrès, la Liberté, la Démocratie, autant de concepts galvaudés au service des puissants. Mais les subterfuges se révèlent de plus en plus. Franc-maçonnerie, Bilderberg, Trilatérale, en France le club Le Siècle, toutes ces institutions occultes dont nos gouvernants sont tant membres que laquais sont désormais connues et leurs projets révélés. Quiconque entend Untel appeler à « la défense de la République et de la Démocratie » sait qu’en réalité il doit comprendre « la Franc-Maçonnerie exige que… ».

Nous sommes pourtant loin d’avoir gagné la guerre, et pour cela encore la lecture de Neuro-Esclaves se veut urgente. Lorsque nous évoquons le techno-totalitarisme, le contrôle de l’homme par des ondes radio, les modulations de fréquences, il est de bon ton de parler de science-fiction. Pourtant, tous ces procédés ont déjà été testés par des hommes comme José Delgado et Ewen Cameron dans les laboratoires d’ingénierie sociale. Ce n’était pas hier, mais dans les années 1960, ce qui laisse imaginer les « progrès » accomplis depuis : puçage RFID, poussière « intelligente » (smart dust), biométrie, chemtrails, afin de nous transformer en zombies-robots, des hommes binaires dénués d’émotion, transhumains, post-humains, donc inoffensifs.

Dans le passé, le pouvoir politique a combattu ceux qui lui résistaient par la force. Avec la technicisation du contrôle social et la dictature cool, productrice d’abrutissement et de conditionnement, le « fascisme à visage démocratique » progresse sans avoir réellement à combattre. Demain, sa victoire pourrait bien être totale, et ce avant même de combattre, par la puissance de la guerre chimique, la guerre au vivant, la guerre à la Vie, qu’il nous mène. Neuro-Esclaves, dont c’est ici la seconde édition – et, c’est à souhaiter, loin d’être la dernière – donne à la fois les clés de la guerre cognitive et les moyens effectifs de la combattre. Plus qu’une analyse exhaustive et approfondie, Neuro-Esclaves est le manuel de combat le plus percutant écrit à ce jour. Courte ou longue, nulle préface ne suffirait à donner un aperçu réel de sa richesse. Nul résistant au Nouvel Ordre Mondial, et plus largement tout sujet aspirant à l’autonomie intellectuelle, loin des idéologies tant religieuses que politiques, ne saurait se passer de cet ouvrage.

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