Nora Fraisse, mère de Marion, victime de harcèlement scolaire qui a mis fin à ses jours

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Professeur remplaçant à la retraite, j’ai du travailler dans une centaine de collèges différents en région parisienne , voici mon expérience : dans un collège, comme le laisse entendre Nora Fraisse, tout dépend du capitaine, c’est à dire du Principal ; si c’est un démago, un laxiste, celui qui répugne à prendre des sanctions, c’est toujours une catastrophe pour les profs mais également pour les bons élèves qui sont forcé de travailler dans une ambiance dégueulasse . J’ai connu un principal de collège, à Stalingrad, qui se vantait devant moi d’etre le champion de l’Académie dans la mesure où c’était son établissement qui enregistrait le moins de conseils de discipline : résultat un collège pétaudière, dans la salle des profs les collègues n’osaient meme pas parler normalement, ils chuchotaient ! Ambiance . ( Il faut savoir que moins un Principal préside de conseils de discipline, mieux il est noté ). …Des CPE qui se foutaient de votre gueule quand vous évoquiez le comportement de certains élèves…Pour certains chefs d’établissement le mot d’ordre c’est : « Pas de vagues » … Un collège qui fonctionne bien, c’est celui où le principal soutient ses profs, pas un collège où le principal met en balance votre parole et celle des élèves… A contrario j’ai enseigné dans des ZEP où les « clients » n’étaient pas tristes mais qui fonctionnaient très bien, car chaque fois qu’un prof faisait un rapport la sanction tombait immédiatement : les élèves le savaient et se tenaient à carreau ; par contre il y a des établissements ou les profs avaient beau multiplier les rapports aucune sanction ne tombaient : le Principal, un lache, avait peur des représailles …Vous n’imaginez pas la bassesse de certains chefs d’établissement : j’en ai vu parler à telle petite racaille avec un luxe inoui de précautions, avec une véritable DEFERENCE telle que les Enfants de France n’en on jamais connu de la part de leurs précepteurs !

Personnellement j’aurais une fille qui se serait foutue en l’air de la sorte (en citant les noms des gens responsables de son mal être en plus)  … même si je dois y aller à la fourchette , le choix sera vite fait. Je n’attendrais pas un hypothétique réveil de cette pseudo justice maçonnique  …… grrrr

De l’école, j’ai eu le meilleur.

J’ai su lire, écrire et compter dès le cours préparatoire. À l’école primaire j’ai appris l’orthographe et la grammaire, l’Histoire de France et sa géographie, l’arithmétique et la géométrie, les sciences naturelles (on disait « leçons de choses »), la couture, la musique et la gymnastique.

Au Lycée j’ai appris le latin, l’anglais, l’allemand, la littérature, les maths, la biologie, la physique, la chimie. J’ai appris à maîtriser ma langue, à disserter en trois parties, à raisonner juste. À coudre un bouton avec une queue, faire un ourlet invisible et une reprise d’accroc.

J’ai appris aussi la discipline, le respect des autres, les horaires, la hiérarchie, la politesse. Il y a ce qu’on fait, et ce qu’on ne fait pas. Nos blouses gommaient nos différences sociales.

Notre école était sanctuarisée. Si un prof était un peu tripoteur, un simple signalement nous mettait à l’abri. Garçons et filles apprenaient à se connaître en se respectant, la violence était absente. On rêvait à l’amour, ceux qui le faisaient le faisaient discrètement. Ça ne regardait personne. Les problèmes que j’ai eus dans ma jeunesse ne venaient pas de l’école, ils ne vinrent pas de mon Lycée.   Aujourd’hui les élèves ne savent plus écrire et ne savent même pas à quoi peut servir de savoir compter, certains accèdent au bac sans maîtriser la lecture. Leur programme d’Histoire les fait passer de la Renaissance à la Révolution, les cours de Sciences étudient le « genre ».

Les filles doivent avoir couché avec une fille et pas seulement avec un garçon. Ben quoi, c’est vrai ça, pourquoi pas, bande d’homophobes ! Certaines demandent si, quand on couche, « il faut » faire comme ci, ou bien comme ça. Par ailleurs, on va s’assurer que les petits garçons auront très vite une notion précise de ce qu’est la sodomie, comptons sur la maîtrise du sujet qu’auront les militants de la cause homosexuelle qui viendront leur apprendre à jouir sans entrave dès les cours préparatoires.   Comment en sommes-nous arrivés là ?

Je croyais qu’on avait touché le fond, jusqu’à ce que j’entende, pétrifiée, le témoignage de Nora Fraisse, la maman d’une petite Marion, qui s’est pendue à l’âge de 13 ans, parce qu’elle a préféré mourir que de retourner en classe.

Non seulement l’école ne veut plus rien enseigner aux gosses à part leur droit de baiser avec tout ce qui bouge sans s’attacher à personne, mais elle n’est même plus à même d’assurer leur sécurité.

Des pervers en herbe peuvent, en toute impunité et sous le regard indifférent d’un encadrement totalement amoralisé, persécuter à mort une gosse de treize ans.

C’est l’école de la barbarie et des barbares.

Sortez vos gosses de l’Éducation nationale ! Vite !

Marion Sigaut

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