TVA/Impots et OTAN

La gloutonnerie sans fin du gouvernement Ayrault – Flamby

D’après l’Insee, organisme d’État, les augmentations d’impôts décidées par le gouvernement Ayrault ont fait baisser le pouvoir d’achat des Français de 0,1 % au troisième trimestre et sera de 0,2 % au quatrième trimestre. Le choc fiscal s’avère plus percutant depuis la rentrée de septembre avec la venue des feuilles d’impôt sur le revenu, et des impôts locaux (taxe foncière, taxe d’habitation, redevance audiovisuelle). L’Insee estime que les Français devront puiser dans leur épargne en fin d’année pour continuer à consommer.

L’annonce que les taux de TVA, dès le 1er janvier 2014, passeront de 7 % à 10 % et de 19,6 % à 20 % avait été vendue avec la promesse que le taux de 5,5 % passerait à 5 %. C’est trop pour le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, qui indiqué que « l’annulation de cette baisse de la TVA était concevable » (sic). On peut donc faire un croix sur cette compensation homéopathique : cette diminution aurait concerné les produits de première nécessité comme les produits alimentaires, et les abonnements au gaz et à l’électricité ou encore les équipements et services destinés aux handicapés.

Enfin, comme la croissance promise n’est pas de retour, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone propose de créer 50 000 emplois d’avenir supplémentaires. La mise en place de 100 000 « emplois d’avenir » est prévu pour 2013, 50 000 pour 2014. « Il faut que nous gagnions la bataille de l’emploi. Quand la croissance n’est pas là, il ne faut pas hésiter à faire des emplois aidés. »

Ce coût pour les finances publiques sera-t-il compensé par « une surtaxe temporaire sur l’impôt sur les sociétés », rapportant 2.5 milliards d’euro, et annoncée par le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici ?

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Pire que les bandes de mineurs d’Europe de l’Est : le gouvernement Ayrault !

Le Drian, en pèlerinage régulier dans le Golfe

C’est au cours de sa troisième visite en Arabie Saoudite que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé :

« La France et l’Arabie saoudite ont convenu de la nécessité de renforcer l’opposition syrienne et l’Armée syrienne libre. Notre approche sur la situation est identique. Nous sommes dans la logique de renforcer la Coalition nationale syrienne et l’état-major du général (Sélim) Idriss, chef d’état-major de l’ASL. »

Tout à fait sur la ligne « Fabius », cet entêtement, frôlant le fanatisme place une fois de plus notre pays dans le camp des « faucons ». Mais Le Drian est-il prêt, pour décrocher quelques contrats pour ses donneurs d’ordre du complexe militaro-industriel français, à soutenir aveuglément la politique étrangère du royaume ?

On peut le penser au vu des entretiens qu’il a eu avec le prince héritier Salmane ben Abdel Aziz, ministre de la Défense et le prince Mitab, fils du roi Abdallah et ministre de la Garde nationale, où il a finalisé un contrat de 1,3 milliards d’euros pour moderniser quatre frégates et deux pétroliers-ravitailleurs et évoquer celui de 2 milliards d’euros de renouvellement de la défense antiaérienne saoudienne.

Faudrait-il rappeller à Le Drian qu’il n’est pas besoin d’aligner la politique étrangère de la France sur celle des dictatures du Golfe pour permettre à la DCNS, Thalès et MBDA de signer de juteux contrats ? S’abandonner à l’avilissement semble une constante de nos « élites » UMPS, déjà bien rodée par les relations avec Washington et Bruxelles.

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Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian posant devant l’enseigne de son employeur
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